Economie
NTIC : Tanger se met à l'heure du Wifi
L’Internet est en train d’envahir inexorablement la ville de Tanger. Déjà, plusieurs lieux publics disposent de leurs bornes d’accès Internet sans fil.
NTIC : Tanger se met à l'heure du Wifi
Le Mirage, hôtel de luxe, a été l’un des premiers à avoir ouvert le bal, suivi par un autre hôtel, Oumnia. La mise en place d’une installation de ce genre permet d’offrir un service utile aux clients, consulter leur e-mail et, même, pouvoir surfer et visiter quelques sites. L’intérêt n’est pas moindre et permet de se placer par rapport à la concurrence. Déjà, le Centre régional de l’investissement (CRI) a emboîté le pas aux deux établissements touristiques. Dans son salon d’attente, un point service Web sans fil est disponible. Il permet d’offrir un service Web gratuit et sans fil aux investisseurs et à tout visiteur du centre.

L’autre lieu branché reste le site de la Tanger free zone (TFZ). Dans ses locaux, TFZ offre un vrai service de consultation Internet à travers le Wifi. C’est que la mise en place d’un tel service n’est pas tellement coûteuse et le risque de grever les budgets est bien loin. Une installation type peut coûter entre 5.000 et 30.000 DH, selon le type d’équipement et aussi le lieu à couvrir, explique Tarik Moudni, directeur d’une société d’informatique de la place.

Dans le cas de murs en pierre, la portée du système, qui utilise des ondes radio, est très limitée et il faut compenser avec des répétiteurs, ce qui se répercute sur le budget. Encore faut-il avoir une bonne liaison Internet afin de pouvoir naviguer dans de bonnes conditions. “Une liaison ADSL de 1 méga est indispensable si le groupe d’usagers varie entre 10 et 15”, conseille Moudni. Il faut aussi savoir que les utilisations du Wifi ne se limitent pas à l’Internet.
Certaines entreprises de la place l’utilisent pour monter des bureaux mobiles. Le Wifi dans ce cas apporte le confort de ne pas avoir de fils qui traînent, mais la bande passante se trouve limitée et partagée entre les postes Wifi.

Malgré l’entrée en service de la nouvelle norme, la 802.11g au débit théorique de 54 mégas par seconde, il n’en reste pas moins qu’en réalité, le débit est limité du fait de la nécessité de coder les liaisons pour assurer la confidentialité. La technologie actuelle, mais aussi la réglementation, permettent à une société de relier deux ou plusieurs de ses bâtiments avec le Wifi. Il suffit que les deux bâtiments soient visibles l’un de l’autre et que la distance ne dépasse pas les 40 km. Au-delà, il faut utiliser un répétiteur. Le tout bien sûr agrémenté d’une autorisation de l’ANRT. Dans ce cas, les installations sont nettement plus compétitives qu’une liaison louée.


Classe à part

Le Mövenpick se situe sur une autre voie. Au lieu d’offrir un service de réseau ouvert à tout le monde, il a préféré se démarquer en offrant le service uniquement à ses hôtes. Cette manière de procéder peut sembler en marge de la mode du “tout gratuit”, mais elle se défend dans la mesure où la bande passante de la liaison est réservée en priorité aux clients de l’hôtel, d’où moins d’engorgements.

Ali ABJIOU
Source : L'Economiste