Economie
Maroc : Un prêt pour s’adapter au changement climatique
La Banque mondiale (BM) a annoncé ce jeudi à Barcelone que six pays africains dont le Maroc, recevront 1,1 milliard de dollars en dons et prêts. L’objectif est de les aider à développer des énergies renouvelables et préparer leurs adaptations au changement climatique, a-t-on appris de l’AFP. Cette annonce a été faite en marge de la réunion des Nations Unies sur le climat dans la capitale catalane.
Maroc : Un prêt pour s’adapter au changement climatique
Le Maroc recevra 150 millions de dollars sous forme de prêt à « très faible taux d'intérêt» . Il est en de même pour l'Afrique du Sud et l'Egypte qui bénéficieront respectivement de 500 et 300 millions de dollars. Par contre le Mozambique, le Niger et la Zambie recevront un don entre 50 et 70 millions de dollars chacun a précisé le communiqué de la BM.

Ces sommes seront allouées par le Fonds d'investissement climat (CIF) à de « très faible taux d'intérêt ». Le CIF, basé à Washington est composé de banques de développement, africaine (BAD), asiatique (ADB), européenne (BERD), de la Banque inter-américaine de développement et la BM elle-même.

Le Maroc s’était déjà lancé dans le développement des énergies renouvelables. Entre autres exemples dans ce domaine, le parc éolien Koudia Al Baïda dans la région de Tétouan, la plus importante installation de ce type en Afrique. Le programme « Chourouk » de production d’électricité via l’énergie solaire de l’Office national de l’Électricité (ONE) en est un autre. Dernièrement, le Maroc vient de présenter un méga projet de 9 milliards de dollars de production d’énergie solaire à l’horizon 2020. Un projet qui devra bénéficier d’ailleurs du soutien de la Banque mondiale dans le cadre du projet Energie solaire concentrée (ESC) dans la région MENA.

Le sommet mondial sur le climat est prévu du 7 au 18 décembre prochains à Copenhague. Les représentants de 192 pays tenteront de trouver un accord pour relayer les engagements du Protocole de Kyoto. A l’approche de ce grand rendez-vous, les initiatives se multiplient pour empêcher la dégradation continuelle de la nature. L’Union européenne de son côté, a déjà approuvé une aide globale de 100 milliards d’euros en faveur des pays en développement.

Ibrahima Koné
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