Publié le 20.10.2009 | 19h59
Article lu 2513 fois
3 commentaire(s)
 

Imprimer l'article
Envoyer à un ami
Réagir sur le forum
Article au format PDF

Le (pharaonique) projet immobilier Anfaplace, installé sur la corniche de Casablanca, est toujours à l’arrêt. A ce jour, aucune information officielle ne filtre sur le devenir du complexe immobilier suite à la décision prise par Mohamed Sajid, maire de Casablanca, de suspendre les travaux pour «non respect des normes environnementales» et ce depuis mi-septembre. Une commission détachée par le ministère de l’intérieur était désignée pour mener une enquête approfondie.
Pour rappel, le projet a nécessité un investissement global d’environ 2,7 milliards de dirhams (soit quelque 240 millions d’euros). Il s’étale sur une surface de 9,3 hectares et prévoit la réalisation d’un hôtel 5 étoiles (dont 234 chambres de luxe), une salle de congrès et un auditorium, des logements résidentiels, des zones commerciales, des bureaux et des aires dédiés aux loisirs.

Interpellé par les médias, le promoteur espagnol, Inveravante, déclarait que «les travaux de construction du projet Anfaplace Living Resort, sa première grande réalisation au Maroc, devait redémarrer, le 16 septembre». Cependant, le projet est toujours à l’arrêt à ce jour. Tous les gros engins sont en stand-by et les rumeurs enflent.

En effet, les spéculations vont bon train sur «les raisons» du blocus. Certains avancent que c’est la conséquence de la colère des responsables de la mosquée « Al Saoud » qui refuse de «cohabiter» avec des bars, casinos et autres discothèques.

Alors que d’autres déclarent que «des problèmes d’ordre judiciaires sont à l’origine de la suspension des travaux comme l’acquisition du terrain qui cacherait la vue sur mer». Il se murmure également que le maître d'ouvrage n'aurait pas respecté les normes de transport de sable en salissant la voie publique. Ce qui aurait constitué l’élément déclencheur et entraîner la décision brutale et l’arrêt des travaux.
En outre, des nuisances sonores seraient (aussi) à l'origine de la suspension de ce complexe urbain multifonctionnel où plus de 1 000 personnes travaillaient sur le chantier.
Difficile avec tout ca, d’y voir clair et de se faire une opinion.

N’en demeure pas moins que des particuliers s’étaient portés acquéreurs de biens immobiliers. Dans quel (s) état (s) psychologique (s) sont-ils ? Commercialisés à hauteur de 35 000 dirhams le m2, les appartements (dont des duplex) ont trouvé preneurs auprès de notables locaux dont un ancien ministre (récemment) en charge du Tourisme et de l’artisanat.

Il y a des nuits où trouver le sommeil doit être…difficile.

Rachid Hallaouy
Copyright Yabiladi.com
othman86
22 Oct 2009, 03:02
euh ouai je suis daccord ichiadmia mais faut peut etre tout revoir ... tahiti miami kontiki mégarama paradise sont tous "logiquement" hors la loi vu que l'accès a la plage est un droit et il est tout sauf respecté dans ces zones la .
Après il y a un dilemme un paradoxe flagrant quand on regarde la zone proche de la mosquée ou des sortes de "trucs" cache et bloque la mer ... je me dis encore que les truc hors la loi sont plus "agréables" a voir ...

Je suis en fait daccord sur le fond il faut des lois pour régulariser cela mais ca m'étonnerai pas qu'elles existent déja Casa se construit actuellement sur les meme base que Marbella si certains ont vu l'émission quelques Euros pour obtenir une autorisation :o
baker67
22 Oct 2009, 00:04
comme d'habitude faire les chose à moitier...
ichiadmia
21 Oct 2009, 04:36
Les normes environmentales doivent etre une priorite mais ils faut des lois pour regulariser tout ca.
Ce genre de chantier doit etre bien etudie surtout dans une ville deja asphyxee par l'Urbanism.
Pour pouvoir poster un commentaire, veuillez vous authentifier
Login:
Mot de passe: