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Imprimer l'article Une conférence internationale sur «l’impact des crises sur la migration» s’est tenue à Rabat, les 12 et 13 octobre 2009, au siège du ministère des Affaires Etrangères, pilotée par le département ministériel en charge de la communauté Marocaine résident à l’étranger (MRE) et l’Organisation internationale pour les migrations.
«La crise, au sens économique du terme, correspond à une rupture, à un retournement brutal de la conjoncture économique qui marque la fin d’une période d’expansion. Par extension, c’est une situation économique caractérisée par la faiblesse de la croissance du PIB et l’expansion du chômage», indique Mohamed Ameur, ministre en charge des Marocains du monde. Il est vrai que la croissance globale de l’économie mondiale – + de 3 % par an sur la période 2001 / 2008 – a été révisée à la baisse. Selon le Fond Monétaire International (FMI), la croissance ne dépasserait pas 0,5 % pour l’année 2009. Pour le Bureau International du Travail (BIT), le nombre de chômeurs pourrait passer de 190 millions en 2007 à 210 millions en 2009, soit 20 millions de personnes qui vont venir grossir le chômage mondial. Du coup, on serait tenté de dire que le phénomène migratoire est en…crise. Cependant, quel est l’impact réel sur la migration mondiale ? Pour Khalid Koser, responsable à l’Organisation mondiale de la Migration, «durant les crises financières, les impacts migratoires sont importants, mais pas toujours pour les raisons prévues. En effet, les flux migratoires ont tendance à être résistants y compris lors des crises financières. Elles ont un impact certain sur la migration et le développement au travers d’une réduction des transferts de fonds, de l’accélération de la "la fuite des cerveaux", du départ d’expatriés hautement qualifiés ou encore des retours de grande échelle. Néanmoins, les crises financières ne se traduisent pas nécessairement par une augmentation des flux migratoires, mais elles sont associées une hausse du stock des migrants en situation irrégulière», précise Khalid Koser. Il ajoute que les travailleurs migrants doivent être protégés, non seulement en raison du chômage, mais aussi en raison de la détérioration des conditions de travail et des risques d’exploitation, durant les périodes de crise. «Si les crises économiques peuvent présenter de nouvelles opportunités, il n’en reste pas moins que les politiques des pays d’immigration doivent être fondées sur des données économiques solides et cohérentes. Des restrictions croissantes peuvent avoir des conséquences inattendues», conclut-il. Le Royaume, remorquée à l’Europe et terre d’immigration (et de migration), est fortement exposée. Que peut-il attendre de l’Union européenne en période de récession économique de la zone euro ? Etant donné que la crise financière mondiale a (très) fortement touché les économies européennes, tout porte à croire que la conjoncture est particulièrement mauvaise pour les populations de migrants. Les phénomènes de décroissance qui sévissent dans les pays moteurs de l’Europe comme l’Allemagne (- 6 % de baisse de production), la France (- 3 %), la Grande Bretagne (- 4,3 %) ou l’Italie (- 5,5 %), ne laissent rien augurer de bon. «Ces changements ont eu un impact substantiel sur les travailleurs migrants résidant en Europe. Depuis le début de l’année 2009, le taux de chômage de ces populations a grimpé de 28 % en Espagne et de 17 % au Portugal. Il n’est donc pas étonnant de constater que la crise mondiale a aussi affectée les flux migratoires», indique Madeleine Sumption, cadre à l’Institut de police de la migration à Washington (USA). Chacun des intervenants s’est accordé à dire que les politiques de repli identitaire, de fermeture des marchés de l’emploi et des frontières, contribuent à renforcer les préjugés à l’égard des migrants et à doper les comportements xénophobes au sein des populations d’accueil. Autant dire que les MRE sont soumis (à nouveau) à rude épreuve. Une de plus…. Rachid Hallaouy Copyright Yabiladi.com
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05 Nov 2009, 08:05
Tout cela va encore réveiller les démons racites et xénophobe de l'éxtrème droite,et forcément des actes de violences à caractéres racistes et xenophobes seront commis.
Le pire, c'est sur un fond de "Démocratie".
Tatou Abdelouahed