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Imprimer l'article Le personnel navigant de la Comanav est en grève ouverte depuis la semaine dernière. Le Marrakech, l’un des bateaux de la compagnie, était encore amarré au port de Tanger vendredi dernier.
Les liaisons vers Sète ont été perturbées et de nombreux passagers n’ont pu faire la traversée, mercredi. Selon un agent de voyages, les passagers ayant acquis un billet sur ce bateau ont été remboursés et leurs frais de transfert via le port d’Algésiras pris en charge. Pour l’instant, aucune visibilité sur les futurs départs n’est assurée, assure-t-on au port de Tanger.Le personnel navigant, affilié à la CDT, demande des garanties quant au maintien de ses avantages acquis au sein de la Comanav. À rappeler que la branche ferry a été cédée à la Comarit dernièrement. Selon une source syndicale, le principal grief contre la direction de la Comanav reste l’absence d’information. «Nous n’avons pas été contactés ni informés sur la cession de la branche passagers de la Comanav. Nous avons appris la nouvelle via la presse», explique un responsable syndical de la CDT à Casablanca. Alors, l’avis de grève est lancé et elle démarre effectivement le 16 février à 11 heures. Selon des représentants du personnel, l’ambiance est morose parmi le personnel navigant de l’ex-compagnie nationale. L’absence d’information, malgré les injonctions des représentants des employés, a fait naître une situation de stress et de tension au sein des employés. Ce sont près de 150 cadres, officiers et personnel navigant qui sont concernés, selon des sources syndicales. L’essentiel est réparti entre le personnel du bateau Marrakech à quai à Tanger et du Mistral, à Nador. Selon la CDT, une lettre de demande de préavis avait été envoyée à la direction de la Comanav, mais était restée sans réponse. Contactés par L’Economiste, les responsables de la Comanav étaient injoignables, à l’heure où nous mettions sous presse. Un responsable régional à Tanger s’est déclaré non habilité à commenter la grève. Pour les grévistes, le mouvement est maintenu jusqu’à ce que les salariés soient informés et reçoivent des garanties quant à leurs emplois. Seul le ferry Al Mansour, qui assure la traversée Tanger-Algésiras, est en service afin de ne pas trop perturber le trafic. Ali Abjiou Source: L'Economiste
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