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Imprimer l'article Les boulangers de Melilla font face à une présence de plus en plus accrue des produits venant du Maroc, une situation qu'ils dénoncent comme une concurrence déloyale selon le quotidien « El Faro » de Ceuta.
L'augmentation du prix des matières premières en provenance de la péninsule ibérique ainsi que les charges d'exploitation de la boulangerie compliquent le travail des fabricants de pain et de viennoiseries de Melilla.Pour Abderrahman, mélillien et boulanger avec 30 ans d'expérience, cité par « El Faro », les dépenses quotidiennes liées au produit (achat de farine, d'huile, de sel et de levure) sont estimées à 450 euros sans compter la distribution, le salaire des employés ou la consommation d'électricité. Alors qu'au Maroc selon Abderrahman, les mêmes dépenses pourront être réduites de deux tiers. Par ailleurs il y aurait une certaine concurrence interne à Melilla, ce qui aggrave la situation. « Il est anormal, qu'il y ait des boulangeries avec seulement un ou deux employés, chargés de la production et de la distribution alors que nous, nous travaillons avec neuf personnes » ajoute Abderrahman. Cette situation de désordre à Melilla profite aux boulangers de l'autre côté de la frontière. La système de vente de porte à porte est initié par des boulangers venant du Maroc. Il se concentre dans les zones à majorité musulmane. Ceci constitue un assouplissement de dépenses car la marchandise est achetée 50% moins chère par de nombreux mélilliens. Les « panificadores » ont dénoncé l'entrée de plus en plus insupportable à Melilla du pain marocain. L'une des principales raisons invoquées pour demander un contrôle renforcé à la douane sur le pain marocain est selon les boulangers de Melilla, la non conformité avec les produits espagnols de garanties de sécurité sanitaire. Ibrahima Koné Copyright Yabiladi.com
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29 Jan 2009, 19:54
Et Ceuta,Melilla pour les Espagnols, ainsi tous le monde est content.
29 Jan 2009, 19:18