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Imprimer l'article Royal Air Maroc prépare l’avenir. En effet, la compagnie nationale se projette sur la période 2009-2011. Dans un contexte qui restera marqué par une concurrence acharnée, une forte pression sur les prix et des niveaux élevés de la charge carburant. Avant, la compagnie aérienne a présenté son bilan 2008, lors d’un conseil d’administration tenu le 23 décembre sous la présidence de Driss Benhima, PDG.
Ainsi et malgré une année 2008 jugée difficile, l’opérateur aérien a poursuivi sa croissance, maintenu ses équilibres économiques et sa compétitivité sur le marché. En témoigne, le volume du trafic réalisé qui a été de l’ordre de 6,14 millions de passagers (soit une hausse de 4% par rapport à l’exercice 2006-2007). Par ailleurs, RAM a amélioré le taux de remplissage de ses appareils de près de 5 points sur l’international. Le portefeuille clients s’en trouve ainsi plus étoffé que pendant les exercices précédents.Malgré la flambée du prix du carburant et les surcoûts engendrés, et en dépit de la bataille des prix menée par les concurrents sur les principales destinations, «la compagnie a réussi à maintenir ses équilibres financiers», précise-t-on auprès de RAM. Pour preuve, le chiffre d’affaires a atteint 12 milliards de DH, soit une progression de 6% par rapport à l’exercice précédent. Quant au chiffre d’affaires de l’activité transport, il affiche une hausse de 7,3%. En revanche, en termes de résultat net, la compagnie a réalisé des proportions similaires à celles de 2007, soit 190 millions de DH. Au-delà des réalisations, le management a aussi étudié un plan triennal à partir de 2009. Il s’agit, selon la compagnie, de projections et perspectives de développement qui devront accompagner l’évolution du marché en termes d’offres, de tendances et de capacités. L’enjeu étant l’amélioration des revenus à travers le développement du réseau international. En même temps, de gros efforts sont programmés pour la réduction des coûts et l’amélioration de l’efficacité au niveau de Casablanca. Le plan triennal vise notamment la modernisation de la flotte avec l’acquisition de deux nouveaux Boeing long-courrier (767). La compagnie compte étoffer sa flotte de manière à acquérir 10 long-courriers en 2010. Dans le futur, RAM devra consolider davantage sa position de hub et renforcer sa politique de développement via la plate-forme de Casablanca. Le transporteur s’atelle à favoriser une croissance externe en poursuivant le développement sur le continent africain et ce, à travers l’ouverture de nouveaux marchés. En plus, de Yaoundé, Monrovia, Kinshasa, Malabo, Freetown… d’autres connexions et marchés sont en cours d’étude. Privatisation Le Conseil d’administration n’a pas abordé le projet de privatisation, précise-t-on auprès de la compagnie. Pour cause, cette instance traite uniquement d’aspects liés à la gestion de la compagnie. Tout ce qui relève de la politique de privatisation incombe plutôt au gouvernement, tient-on à signaler. Rappelons que le transfert au secteur privé de RAM est de nature à améliorer davantage la compétitivité et la performance de la compagnie. L’objectif étant également de renforcer la position et les standards de la compagnie à l’échelle internationale. Amin Rboub Source: L'Economiste
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