Publié le 24.11.2008 | 18h24
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Le Maroc est le premier partenaire commercial de l’Algérie en Afrique,c'est ce qu'a affirmé récemment le ministre délégué algérien chargé des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel. Le volume des échanges commerciaux entre l’Algérie et le Maroc s’élève à 570 millions de dollars.
L'Algérie, premier partenaire commercial du Maroc en Afrique Si on considère le potentiel qui existe entre les deux pays, ce chiffre reste faible : l'année dernière, les importations du Maroc en provenance de l'Algérie se montaient à 2,6 milliards de dirhams, soit 2,3% des importations totales du Maroc et 1,1% seulement des exportations de l'Algérie.

Il est évident que la fermeture des frontières terrestres entre les 2 pays et l'absence de liaisons maritimes ne facilitent pas les échanges dans la région. Une situation qui selon M.Messahel doit être réglée tant au niveau régional que bilatéral. D'ailleurs nos institutions maghrébines commencent à prendre conscience de ce potentiel économique quasiment inexploité...

Le patron du FMI Dominique Strauss-Khan n'a pas manqué de le souligner lors d'une conférence à Tripoli sur l'intégration régionale et la promotion des projets communs dans les pays de l'Union du Maghreb Arabe (l'UMA). Pour lui, l'Algérie et le Maroc ont des rôles stratégiques à jouer dans la région. Ils doivent impérativement travailler ensemble pour pouvoir enfin réaliser l'intégration économique de la région.

Mais même modestes, ces changes évoluent néanmoins, La valeur des exportations du Maroc vers l'Algérie au cours des six premiers mois de 2007 a augmenté de 38,1% par rapport au premier semestre de 2006.

Et puis autre signe encourageant, la première foire maghrébine est née. Elle pourrait constituer une première impulsion qui manque au marché intra-Maghreb. Elle se tiendra à Alger du 26 novembre au 1er décembre 2008. L'objectif est de promouvoir les échanges commerciaux entre les 5 pays du Maghreb et de mettre en valeur les opportunités d'investissement dans la région.

Là encore le volume des échanges entre les pays maghrébins est insignifiant. Il ne dépasse pas les 3% du total des échanges extérieurs des cinq pays du Maghreb alors qu'ils effectuent 80% de leurs échanges commerciaux avec l'Union Européenne. Le Maghreb ne peut désormais se permettre de passer à côté de l'intégration économique de la région surtout en ces temps de crise.

La question reste maintenant de savoir si le Maroc et l'Algérie sauront donner l'exemple et si les deux pays sont disposés à aller au-delà des différends politiques pour faire évoluer dans le bon sens leurs économies respectives.

Leïla Jazouli
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axis7
22 Dec 2008, 10:19
La balance commerciale est en desequilibre en faveur de l'Algerie et les irresponsables du pouvoir algeriens ainsi que leur presse fielleuse nous saoule a dire le contraire.Leur propagande est axee sur le fait que l'ouverture des frontieres ne profite qu'au Maroc! Notre pb est que nous avons a faire a un sacre quota de decideurs de ce pouvoir algerien mafieux aussi incompetents que betes et mechants. Et il se trouve un nombre de pseudo journalistes encore plus betes qu'eux et fier de l'etre en plus.
marrocchino
25 Nov 2008, 23:48
i totally agree with you!
blagueur
25 Nov 2008, 22:04
Ce qui est terrible c'est d'attendre que les intérêts exorégionaux dictent et façonnent notre devenir : l'accord souhaité par l'Europe a contribué à la réalisation du projet du gazoduc algéro-marocain. En d'autres termes quand nous voulons oeuvrer pour le developpement régional nous pouvons dépasser les mésententes et les querelles qui n'ont plus objet ni cours en cette période de mondialisation. La complémentarité de nos économies et l'exiguité de nos marchés n'est plus à démontrer : secteurs du tourisme, de l'agroalimentaire, des énergies hydroélectriques ou hydrocarbures, pêche, industries légéres de transformation, des biens d'équipements etc... Une saine solidarité régionale, en cette période de crise financiére, ou l'on exporte du papier et des valeures volatils, pourrait en amortir les effets néfastes comme elle permettrait de peser d'une manière plus crédible dans le cadre des négociations avec l'UE. Faire cavalier seul n'a jamais été une bonne stratégie. A court terme l'ouverture des frontiéres, la détente et le developpement d'intérêts mutuels à travers les bourses, la fusion des grands groupes bancaires, d'assurance, d'entreprises ou la réalisation de grands projets - routiers, rails - desenclavant les régions non seulement créera des opportunités d'emplois mais consolidera nos économies, on pourra escompter sur une forte croissance du tourisme. Il est temps de penser à générer des intérêts mutuels et réciproques qui nous imposerons une bonne entente ne serait-ce que pour les préserver. N'a-t-on pas ouvert le champs lors des privatisations à des multinationales étrangéres, alors pourquoi pas entre nous voisins de même culture et traditions, si la réciprocité est de rigueur ???
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