Publié le 20.10.2008 | 16h29
Article lu 4363 fois
3 commentaire(s)
 

Imprimer l'article
Envoyer à un ami
Réagir sur le forum
Article au format PDF

Ces dernières semaines on ne parle plus que de ça du matin au soir: la crise financière, le plongeon des bourses et les pertes colossales des banques. Pendant que les gouvernements occidentaux se jettent la balle et tentent de trouver des solutions, certains théologiens musulmans se penchent aujourd'hui sur la question de savoir si la charia islamique pourrait devenir une alternative au capitalisme, une alternative qui réduirait les risques de perte et qui protègerait les entreprises et les ménages puisque la charia islamique interdit l'usure mais autorise le bénéfice.
La finance islamique et le capitalisme se différencient en deux points. D'une part, l'islam interdit en particulier la riba. Le mot, traduit généralement par usure ou intérêt signifie littéralement « augmentation » et fait référence à la spéculation. D'autre part, l'islam prône plutôt le partage équitable des risques et des bénéfices entre la banque et le client.

Aujourd'hui les banques offrent des produits islamiques connus également sous le nom de produits alternatifs tels que la "Ijara" (location, bail), la "Moucharaka" (participation) et la "Mourabaha" (gain partagé). La "Mourabaha" permet ainsi à l'entrepreneur de ne pas contracter de crédit avec taux d'intérêt: la banque achète les produits dont il a besoin, les lui livre et partage avec lui les bénéfices.

Aujourd'hui en 2008, il faut savoir qu'en l'espace d'une trentaine d'années, le nombre des institutions financières islamiques dans le monde a dépassé les 400. Elles sont réparties sur plus de 75 pays. La finance islamique est un marché qui est évalué à 700 milliards de dollars et qui croît entre 10 et 15% par an.

Certains pays essaient de l'intégrer à leur système bancaire : c'est le cas de la France. En juillet dernier, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde avait déclaré à des investisseurs du Golfe venus à Paris pour un forum financier qu'elle avait demandé à son ministère «  d'apporter les clarifications fiscales et juridiques nécessaires pour faciliter l'émission de sukuks » qui sont les obligations sans taux d'intérêt. Christine Lagarde a d'ailleurs été le tout premier ministre et le premier représentant de l'Etat français a avoué publiquement qu'elle était favorable au développement de la finance islamique. Il serait intéressant d'ajouter qu'un diplôme d'université de finance islamique de niveau bac+5 existe à Strasbourg. C'est ainsi une première en France. Ce diplôme permet aux étudiants d'accéder à des postes à responsabilité dans le domaine financier comme banquier, intermédiaire financier, membre de comité religieux -Sharia Board, juristes ou gestionnaire de fond dans divers organismes nationaux et internationaux.

Le pays en Europe, qui a une longueur d'avance et qui 'intègre la finance islamique dans son système bancaire est le Royaume-Uni. La première banque islamique a ouvert ses portes en 2004, l'Islamic Bank of Britain. Mais dans le reste du monde, la Malaisie et le Proche-Orient comme Dubaï et Bahreïn concentrent l'essentiel de l'activité. Les produits financiers islamiques servent de débouchés à l'afflux de pétrodollars.

Au Maroc, les « produits alternatifs » ont été lancés il y a un an maintenant. Mais ils ne connaissent pas un grand engouement auprès de la population. Le hic : le prix. Les clients des banques préfèrent les produits classiques qui sont beaucoup moins chers. En mars dernier, Bank Al Maghrib avait attribué ce manque d'engouement au manque de formation et à la lenteur dans l'harmonisation des règles dans tout le royaume.

Cependant certains théologiens et intellectuels musulmans gardent les pieds sur terre. Ils reconnaissent ouvertement que la finance islamique ne peut pas sauver le monde de la débâcle financière actuelle mais qu'elle peut,néanmoins apporter la solution à certains problèmes bancaires et à éviter une très grande prise de risque.

Farida Lamrani avec AFP
Copyright Yabiladi.com
parisbladi
20 Oct 2008, 23:02
au moins un article sensé

bravo.

pour rappel :
le château de cartes economique est basé de finance qui se refinancent auprès d autres organismes financiers ( autres banques)

Dans ce process ne peut marcher que si le client final est saigné

tous les refinanceurs doivent trouver leur compte.

donc forcement c est le ribba

le sur endettement des clients.


ce process a superbement marché dans le contexte de l immobilier
un investissement speculatif uniquement

forcement la bulle explose

or la politique marocaine est basée sur la speculation immobiliere
, l argent facile : tourisme
et le tourisme deguisé : les rme et leurs enfants


Par consequent

vu que le ribba est le systeme financier par exelence au maroc


c est pas sorcier que de predire

les mois avenir ne vont pas etre droles pour les pays ayant accepté le model speculatif immobilier
et ribba financier

bonne chance cher peuple marocain

car ce ne sont que les pauvres qui vont soufffrir









CitoyenX
20 Oct 2008, 18:12

Dans ce genre de crises, les autorités de régulation financière agissent sur deux leviers :
1- réduction des taux d'intérêts
2- lutte contre les spéculations

Or la charia le fait en permanence, puisque l'intérêt et la spéculation sont intredits et donc réduits à zero !!

Les gens qui laissent leur argents dormirs,sont atxés à 2.5% (ZAKAT almal) !! qui logique aussi pour inciter les gens à investir et faire circuler les liquidités...

Un système fait par Allah, le tout puissant et le tout Parfait, ne peut être faillible comme les systèles crés les commun des mortels.

A+
kantor
20 Oct 2008, 17:03
il n' y a pas que les musulmans qui pensent que la charia est la solution mais aussi les grands penseurs occidentaux, avez-vous lu l'article dans le journal Challenges: "le pape ou le Coran"; avez-vous entendu les déclarations du seul français prix nobel d'économie Allais,...etc la liste est longue pour les citer tous
Pour pouvoir poster un commentaire, veuillez vous authentifier
Login:
Mot de passe: