Publié le 29.09.2008 | 16h29
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Alors que la crise financière menace de récession les économies les plus développées de la planète, il semblerait que l’économie marocaine soit épargnée par «le 11 septembre de la finance», selon les termes employées par la présidente du Medef (organisation patronale française) pour qualifier l’effondrement des marchés financiers.
Les effets de la  crise financière internationale sur l’économie marocaine L’occasion de signaler au passage l’absence et le silence assourdissant de son homologue Moulay Hafid Alami, président de la CGEM (Confédération patronale des entreprises du Maroc). Celui qui devait incarner le changement et le renouveau du patronat semble connaître des difficultés à l’allumage. A moins que «le patrons des patrons» masque parfaitement son jeu et son acharnement à faire entendre la voix des chefs d’entreprises.

Pour ce qui est de l’ambiance économique au Royaume, rien d’alarmant «tout va bien, hamdoulah», entend-on ici et là. On vous dit que des matières comme le ciment, par exemple, sont devenues une « denrée» tellement rare que tout un secteur d’activité (l’immobilier) se retrouve plombé dans le développement du marché.

«Pourquoi souhaite-t-on à tout prix que le Maroc connaisse une crise. Un subprime made in Maroc. C’est totalement absurde et stupide. L’économie du pays se porte à merveille. Notre cycle de croissance est encourageant avec environ 6% de croissance prévu pour 2009. Notre économie n’est pas impactée par les crises traversées par des pays comme les USA où la France», déclare un haut responsable, proche des milieux financiers. Autrement dit, des groupes de pression qui ont intérêt à véhiculer le message : «tout va bien».

Comme si au Maroc, on se voilait la face. Qui dicte la ligne de conduite des économies ? Favorise les cycles de croissance et décroissance ? Permet de «tester» les modèles économiques ? Fragilise ou renforce les régimes politiques au pouvoir ?

Les marchés financiers constituent un outil de référence pour les hommes de pouvoir ou en quête de pouvoir. La proximité des leaders politiques avec les magnats de la finance est une réalité qui illustre ô combien la consolidation du duo d’excellence composer du pouvoir politique et du pouvoir financier.

Croire un instant que le divorce pourrait être consommer entre les mariés reviendrait à penser que les donneurs d’ordre –garants de l’ordre établi- s’apprêteraient à remodeler la carte économique mondiale. A remettre en cause tout un système.

Un système qui leur a donné vie (politique) et légitimité (populaire). De fait, les discours populistes proclamés par, entre autres, Nicolas Sarkozy, et qui viseraient à sanctionner les «responsables» du naufrage financier et de supprimer les parachutes dorés prennent une tonalité bien différente.

Pour revenir au Maroc et à la santé de son économie. RAS. Il semblerait que les positions et les discours «positifs» auraient pour finalité de tirer profit de la crise mondiale afin d’attirer, non pas des capitaux, mais des activités délocalisées. Comme si les économies «low cost» avaient le vent en poupe au point de ne pas souffrir de la nouvelle donne.

Comme si Nicolas Sarkozy pouvait prendre le risque (politique) de cautionner des délocalisations en pleine déconfiture économique et avec un taux de chômage revigoré. Le «texto» adressé par le 1er ministre espagnol, José Luis Zapatero, et la fermeture des frontières aux travailleurs agricoles marocains ne semblent pas avoir été…décryptés.

Mais il est (toujours) permis de rêver.

Rachid Hallaouy
Copyright Yabiladi.com
bellano
14 Oct 2008, 14:56
Le Maroc est globalement épargné de la crise mondiale, ceci s'explique par la faible introduction en bourse chez les particuliers et la timidité de la bourse marocaine qui n'encourage pas les individus à y investir. La bourse, qui est un privilège réservé surtout aux grandes entreprises et aux fortunés, même si théoriquement chacun dispose de l'opportunité d'acheter des actions en bourse marocaine, mais en réalité les citoyens marocains sont intimidés par le prix très élevé des actions et les conditions sélectives de vente des actions. Pour acheter des actions en bourse marocaine, on doit d'abord s'inscrire sur une liste préliminaire et attendre le jour de l'achat proprement dit. D'autre part, l'annonce de la mise en vente des actions n'est pas suffsamment visible dans les médias et l'administration de la bourse est parcimonieuse en terme de communication. Donc seuls les entreprises, les gens branchés et les courtiers y participent parce que mieux informés ou disposant d'informateurs dans les milieux boursiers. Paradoxalement, c'est cette même attitude sélective qui a sauvé partiellment et involontairement les finances marocaines. Certes, la contagion est apparente, or la bourse marocaine ouvre et ferme relativement en baisse. cependanr, ce comportement n'inquiète à long terme ni les grands porteurs d'actions ni les petits porteurs. Naturellement la psychose de la crise existe au Maroc, seules les valeurs côtées sur le dollar ou les entreprises marocaines qui comptent des actionnaires américains sont touchées. La crise mondiale est une crise boursière plutôt que financière ou baquière. Les bourses américaines ont découvert un beau matin que les actions qui circulent n'ont pas leur équivalent en monnaie dans les coffres-forts des banques et que ce sont de simples papiers mis en circulation sur le marché. La crise américaine progressait en silence déja depuis une année ou plus, mais restée imperceptible pour les profanes seulement et camouflée sciemment pour ne pas alarmer les citoyens américains. Pour ganer le temps, on rechercait des boucs émissaires pour leur coller des accusations fabriquées et faire subsister la mystification, mais l'éruption du volcan n'a pas pu être retardée.
Suivons l'exemple de l'Europe. L'Union européennes, fidèle à sa vocation de pôle prévoyant et protecteur, a réagi sagement et proptement et a accouru à la rescousse de son système financier dès la déclaration de la crise américaine. Les Etats européens n'ont pas hésité à intervenir pour soutenir leur système financier et le redresser à coups de subventions "payantes" comme vient de le déclarer Nicolas Sarkozy. Des garanties sont même instaurées au profit des particuliers. Conclusion, si en 1929-1930 la solution de la crise provenait de l'Amérique, la solution de la crise de 2008-2009 sera européenne, sinon elle sera mondialisée.
viva41
30 Sept 2008, 17:00
la crise n'est pas arriver au Maroc , elle c'est arrêter a de l'autre cote du Detroit de Gibraltar.elle a pas pris le bateaux pour tanger.
on est tous rassurer, tout va bien oufff.
ozirix
30 Sept 2008, 16:58
c au tour de l'europe, les banques européennes dans la panique aprés la nationalisation de Fortis et autres une banque italienne mise à lepreuve, c le fameux jeu de carte , resultat un les usa en chute ...le monde aussi.
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