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Imprimer l'article A quelques jours du début du mois sacré du Ramadan, les citoyens marocains ne cachent pas leurs craintes quand à de nouvelles hausses des prix, surtout dans l’alimentaire. Et pour cause, la dernière enquête publiée par le Haut Commissariat au Plan (HCP) a démontré une hausse, de l’ordre de 9,1%, de l’indice des prix des produits à la consommation. Les ménages marocains ne savent plus où donner de la tête, surtout que le Ramadan coïncidera cette année avec la rentrée scolaire. La direction du Commerce Intérieur ajoute que le marché marocain sera approvisionné de 200 milles tonnes de sucres alors que les ménages n’en consommeront que 100 000 tonnes. Même chose pour les tomates, ingrédient essentiel pour la préparation de la « Harira » et dont la quantité disponible atteindra les 106 000 tonnes. Pour les produits de grande consommation en cette période de l’année, la direction rappelle qu’un travail d’envergure est réalisé afin d’assurer la totalité des besoin alimentaires du marché nationale afin d'empêcher toute pénurie. Le ministère des Affaires Economiques et Générales parle de son coté d’une panoplie de mesures pour préserver le pouvoir d’achat des ménages marocains. Parmi celles-ci, un dispositif permettra de contrôler en permanence les prix afin qu’ils restent à la portée de tous les citoyens. Dans une déclaration faite à Al Massae, le Secrétaire Général du ministère de Nizar Baraka a révélé qu’une commission mixte, impliquant plusieurs ministères, sera mise en place. Elle aura pour tâche de faire le point sur le prix des produits alimentaires ainsi que sur leurs qualités deux fois par mois. Pour ce qui est de la situation pendant le mois du Ramadan, le même responsable a réaffirmé que les aliments seront disponibles sur les marchés marocains et que le gouvernement sévira si les commerçants appliquent des prix trop élevés. A l’inverse du discours d’apaisement du gouvernement marocain, les observateurs économiques ne cachent pas leurs inquiétudes surtout que les indices sur le terrain montrent que les prix ont tendance à augmenter durant ce mois sacré. Pour Mohammed El Ghofri, coordinateur national de lutte contre la cherté de la vie, les prix n’ont cessé de grimper durant le seul mois d’août et risquent de connaître une nouvelle vague de hausse à la veille du Ramadan. En moyenne un Marocain dépense en nourriture 4500 dirhams par an soit 300 dirhams par mois. A première vue, ce chiffre parait minime mais quand on le compare avec des salaires très modestes, on réalise que les familles marocaines vivent à la limite de leurs moyens. D’après une carte réalisée par le HCP, relative au coût de la vie au Maroc, Rabat serait en pôle position avec 5,2% de hausses, suivi de Tanger (4,2%). La capitale économique, Casablanca, vient en troisième place (3,8%). En dernière position on y retrouve Laâyoune qui est considérée comme la ville où la vie est la moins chère. Mohcine Lourhzal Copyright Yabiladi.com
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