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Economie
Un Marocain à la tête du deuxième plus gros hedge fund britannique
En quittant à l'automne la banque d'affaires Goldman Sachs pour le fonds spéculatif GLG Partners, Driss Ben-Brahim - 42 ans, père marocain et mère autrichienne - peut rêver d'une rémunération annuelle de plus de 500 millions de dollars (318 millions d'euros).
Le financier londonien remplace Greg Coffey, la star de GLG, parti fonder son propre hedge fund (Le Monde du 10 mai). D'après le communiqué publié lundi 7 juillet par GLG, la nouvelle recrue doit gérer un fonds de 1,2 milliard de dollars axé sur les marchés émergents et mettre au point une stratégie visant à attirer les placements des fonds souverains du Golfe. Fondé par des anciens de Goldman Sachs, coté à New York, GLG Partners est le deuxième plus gros hedge fund britannique avec des avoirs sous gestion de 24 milliards de dollars.

Centralien, diplômé de l'Insead, M. Bren-Brahim débute sa carrière londonienne comme numéro deux du département trésorerie de la Banque européenne de reconstruction et de développement, chargée de convertir les pays de l'Est à l'économie de marché.

"ENTOURÉ DE MYSTÈRE"

En 1996, Goldman Sachs l'a recruté comme trader à Londres. N'étant pas associé, cet expert en produits dérivés rate le pactole lors de la mise en Bourse de la banque new-yorkaise deux ans plus tard. Il se rattrape vite. En 2003, en tant que responsable du département devises, le financier a défrayé la chronique de la City en percevant une prime de 30 millions de livres (37,7 millions d'euros), un record à l'époque.

"Il est très difficile, voire impossible d'estimer le patrimoine des fondateurs ou associés de hedge funds qui sont très doués pour brouiller les pistes. L'actionnariat est entouré de mystère. Ils sont conscients que leurs profits colossaux choquent leurs clients et provoquent la répulsion de l'opinion publique", souligne Philippe Beresford, l'auteur de la liste des plus grosses fortunes britanniques publiée par le Sunday Times. A l'écouter, une quarantaine de ces spéculateurs pourraient facilement figurer parmi les plus gros patrimoines du Royaume-Uni.

Marc Roche
Source: Le Monde