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Imprimer l'article C'est dans le cadre du groupe d’impulsion France-Maroc que les chefs de gouvernement français et marocains se sont retrouvés deux jours durant pour aborder différents points liés au renforcement des coopérations entre les deux pays. De nombreux ministres et secrétaires d’Etat de Nicolas Sarkozy ont fait le voyage. De Valérie Pécresse en passant par Christine Lagarde, Bernard Kouchner et Dominique Bussereau, ils ont tous pris place autour de François Fillon. Au menu des discussions les grands projets initiés par le Maroc comme la vision 2010 et l’objectif affiché de 10 millions de touristes en 2010, le plan Emergence et la mise sur orbite d’une nouvelle politique industrielle du Royaume. Après que Mustapha Bakkoury, Pdg de la Caisse de Dépot et de Gestion et également co-animateur du groupe d’impulsion économique, se soit exprimé, Jean René Fourtou, le «boss» du groupe Vivendi et vice président du groupe d’impulsion prenait la parole.Son propos, tant au niveau du ton que du contenu, allait se traduire par une crispation et des grimaces sur les visages des décideurs politiques et économiques du Royaume. En effet, ce dernier dressait un diagnostic, sans complaisance, sur la situation économique du pays et la place du Maroc sur la carte économique. Ressources humaines indisponibles, environnement fiscal inadapté aux attentes d'investisseurs potentiels, il faisait référence a l'Irlande pour sa meilleure compétitivité, et enfin, la résolution des problèmes en suspens comme le Sahara, autant de facteurs limitant pour un territoire soucieux de son attractivité. Dur, dur à entendre comme discours. Taieb Fassi Fihri, le ministre des Affaires Etrangères, ne s'attendait certainement pas à pareille épreuve. François Fillon, lui, s’est contenté de saluer l’excellente entente entre les deux pays et de revenir sur les accords pris par Nicolas Sarkozy, lors de sa dernière visite officielle avec le TGV, entres autres, dans sa valise. Il semblerait que la France ait décidé de tenir son rang sans complaisance. Le temps des discours lisses et langues de bois ne figure plus à l'ordre du jour , quoiqu'en dise le Premier ministre marocain Abbas El Fassi : « La France est le premier partenaire économique du Maroc et dans le cadre de la présidence française de l'Union Européenne , nous fondons beaucoup d’espoirs pour renforcer notre partenariat stratégique ». Rachid Hallaouy Copyright Yabiladi.com
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21 Avr 2008, 10:45
Après tout c’est le droit absolu de tout investisseur étranger de prendre en considération le niveau de formation de sa main d’œuvre ou des ressources humaines.
Quant il s’agit d’un état policier qui limite les droits syndicaux, comme le Maroc, quant il s’agit d’ouvrier presque analphabètes, sans formation et qui ne connaissent pas leur droits, quant il s’agit de pseudo-syndicat infiltrés et téléguidés par les autorités, l’investisseur français ou autre est content d’investir au Maroc et les autorités lui courbent l’échine, lui bradent des terrain à prix défiant toute concurrence et lui accordent par la même occasion un statut fiscal privilégié pour ne pas dire illégal au regard de la loi.
Mais quant cet investisseur se plaint de la médiocrité de la main d’œuvre et du triste niveau d’instruction de ses employés et de l’illettrisme de ses partenaires marocains, on sort l’arme fatale du nationalisme désuet pour cacher la responsabilité de l’état marocain, depuis l’indépendance à ce jour, dans le triste niveau d’instruction.
Merci M. Fourtou pour votre courage. Seuls les vérités blessent comme on dit et si nos élites sont trop lâchent nous les exprimer, restent nos amis français et les nombreuses organisations internationales.
Le peuple marocain vous en sera reconnaissant de dénoncer et de reconstruire ce que l’élite corrompue et autre criminels en cols blancs détruisent chez nous.
20 Avr 2008, 23:02
20 Avr 2008, 14:39