Publié le 13.03.2008 | 16h48
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Au total, 1.184 femmes marocaines préparent leurs valises pour aller en l’Espagne. Destination: les champs de fraises dans la région andalouse de Huelva. Ces femmes ont été toutes recrutées le week-end dernier à Fès. Originaires de plusieurs zones rurales du Royaume, ces nouvelles recrues de l’association d’entreprises espagnoles «Gora» ont entre 25 et 45 ans. Elles sont toutes mariées et mères de famille.
«Des critères auxquels il faut répondre avant de signer le contrat», indique Sifddine Ameziane, directeur régional de l’Anapec. Rappelons que cette opération est menée depuis plusieurs années maintenant, avec succès, avec les producteurs espagnols. «De fait, le taux de retour des saisonnières atteint plus de 90%», explique Ameziane. Partenaire de l’opération, l’Anapec a mobilisé ses équipes pour des séances de sensibilisation à la migration légale au profit des femmes. Parmi ces dernières, il y en a celles qui ont déjà participé à la cueillette de fraises en Espagne l’année dernière. D’autres y vont pour la première fois. Si les frais de passeport et de visa sont à la charge des candidates, les patrons espagnols garantissent le transport depuis le Maroc ainsi que l’hébergement. Les ouvrières bénéficient également de l’assurance maladie et de prestations pour la retraite. Elles percevront entre 30 et 36 euros par jour avec la possibilité d’effectuer des heures supplémentaires. L’argent sera versé directement sur le compte bancaire des ouvrières. Une nouvelle formule a été initiée, à cet égard, par la Banque Populaire qui a ouvert, à partir des lieux du recrutement au complexe Tajmouati, des comptes pour ces femmes. Du côté des Espagnols, avec la mise en place de ce système contractuel entre le Maroc et l’Espagne, le travail clandestin dans le secteur agricole de la province de Huelva a quasiment disparu.

Ainsi, aujourd’hui, dans plusieurs domaines de Huelva, les saisonnières originaires du Maroc représentent près de 80% des travailleurs étrangers. Elles ont donné satisfaction lors des récoltes précédentes et sont devenues très sollicitées. Nombre d’entre elles viennent de Tanger, Ksar El Kébir, Sefrou, El Jadida, Oujda, Taounate et El Hoceïma. Elles ont toutes une expérience dans l’agriculture. Durant leur absence, leurs parents ou conjoints s’occupent de leurs enfants. A leur retour au Maroc, vers la fin du mois de juin, elles reviendront avec un pactole de 3.000 euros. Ce qui leur permettra de vivre en attendant la prochaine campagne de fraises.

Youness Saad Alami
Source: L'Economiste
xyz2008
16 Mar 2008, 01:24
Bravo,

IL y'a de quoi etre fier. On exporte nos femmes, nos soeurs peut etre meme nos meres avec un grand bonheur. Honte à nous, du moins à ceux qui étaient et qui sont aux responsabilités. Quand j'ai vu le niveau de vie de nos ex-ministres à l'emission grand angle à la TV marocaine (Madame CHakroun, Monsieur Benabdellah, .;etc), je comprends mieux les difficultés de nos concitoyens .....
labrioche95
14 Mar 2008, 00:18
esclave des temps modernes...tant que notre pays ne sera pas capable de donner a manger a nos soeurs....elles iront ailleurs se faire exploiter
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