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Imprimer l'article Le bruit, qui courait depuis quelques mois déjà, vient d’être confirmé. Le personnel de la deuxième chaîne publique 2M est en colère contre sa direction. Suite à l’assemblée générale du syndicat dudit personnel, tenue vendredi 15 février, les salariés (techniciens, journalistes et cadres administratifs) ont organisé un sit-in dans le hall du siège de la chaîne d’Aïn Sebaâ, hier 20 février. Les employés et les cadres ont également porté le brassard durant toute la journée. A défaut d’être explicites, les raisons de ce «courroux» sont multiples. A commencer par le mode de gestion jugé «unilatéral» par les employés mécontents. «Le directeur général prend les décisions importantes tout seul, sans consulter les autres directions. D’ailleurs, le nombre de ces dernières a considérablement baissé depuis quelques années. Il est passé de 6 entités à 2 actuellement», s’insurge Mohamed Akraoui, secrétaire général du syndicat du personnel de la deuxième chaîne, affilié à l’UMT.Le secrétaire général avance également le problème de la grille des salaires. «Nous souhaitons que la direction établisse une grille transparente et répondant à des critères bien définis. La situation actuelle est loin d’être équitable. Par conséquent, le niveau des rémunérations varie sans pour autant s’appuyer sur des critères stables», peut-on lire dans le communiqué syndical. Contacté par L’Economiste, Mustapha Benali, directeur général de 2M, est resté injoignable. Mais une source autorisée à la chaîne de télévision, assure que la direction «qui respecte tous les droits des salariés, s’est déjà réunie avec le syndicat». En outre, ajoute la source, «le dialogue entre les deux parties a toujours été présent et s’est manifesté à plusieurs reprises telle que la signature de la convention collective et la budgétisation de la formation professionnelle au sein de la chaîne». Quoi qu’il en soit, le sit-in organisé hier par le personnel mécontent n’augure rien de bon dans les relations avec la direction. Car le syndicat, qui a commencé par le port du brassard, n’exclut pas «d’autres moyens de pression». Allusion est faite à la grève qui pourrait bientôt paralyser ce service public. Il faudra néanmoins attendre la réponse de la direction à la lettre du syndicat et l’assemblée de ce dernier prévue pour demain 22 février pour voir quelle sera l’issue de ce nouveau bras de fer. Source: L'Economiste
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22 Fev 2008, 01:47