Publié le 04.05.2007 | 00h07
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L’indexation basée sur une inflation de 2%, proposée par Driss Jettou la semaine dernière, n’est pas pour plaire aux centrales syndicales. Alors que le dialogue social n’est pas encore ouvert, l’UMT ouvre les hostilités.
Alors que le Premier ministre Driss Jettou vient d’annoncer son intention de procéder à une augmentation générale des salaires, opérateurs économiques et centrales syndicales montent au créneau. Pour le chef de l’exécutif, qui est revenu quelque peu sur sa position initiale (indexation sur le cours de la vie), il s’agit d’un adossement au niveau d’inflation, non pas de l’inflation de l’année, qualifiée de dangereuse du point de vue de la spirale inflationniste, mais «du niveau moyen de ces dix dernières années», précise Driss Jettou.

Ce taux dit moyen, qui s’élève à 2 %, pourrait être appliqué dès le 1er janvier 2008 et ce durant les cinq prochaines années, à raison de 2% chaque 1er janvier de l’année au Smig. D’après le responsable du gouvernement, cette proposition sera soumise aux partenaires sociaux, conformément au dialogue social.

Un débat qui s’est invité cependant au sein de la sphère économique, depuis l’annonce faîte par Driss Jettou. Certains acteurs économiques n’hésitent pas à dénoncer le caractère «nuisible» pour l’économie d’une indexation basée sur le cours de la vie car «elle serait difficilement supportable pour l’entreprise et elle serait suivie inévitablement par une hausse des prix». Quant à une indexation sur une inflation de 2%, des chefs d’entreprises préfèrent adopter l’attitude du «wait and see».

Revigorée par un 1er mai «réussi», l’Union marocaine des travailleurs (UMT), qui a su mobiliser ses troupes pour participer à la traditionnelle marche pour la défense des droits sociaux, n’adoptent pas la langue de bois lorsqu’on l’interpelle sur la prise de position du gouvernement. «C’est une des principales revendications de l’UMT depuis toujours. L’indexation des salaires sur le cours de la vie est une nécessité et elle est devenue prioritaire avec l’augmentation importante des prix à la consommation. Lors des différentes rencontres que nous avons pu avoir avec le Premier ministre, nous lui avons fait part de notre volonté qu’une augmentation générale des salaires s’imposait naturellement», déclare Miloud Moukhareq, Secrétaire national à l’UMT. Ce dernier considère que l’Etat doit impérativement tenir compte de la nouvelle réalité économique et sociale pour les ménages. «Seule une indexation sur la coût de la vie n’a de sens véritable. Comme il est dit dans le jargon, sur le panier de la ménagère» dit-il.

L’idée, la perspective, de voir une indexation basée sur une inflation à 2% a pour effet de faire bondir le représentant syndical. «C’est un terme purement boursier ! Dans le code du travail, il est prévu qu’à chaque augmentation significative du coût de la vie, une commission tripartite, composé du gouvernement, du patronat et de représentants syndicaux, peut prendre des mesures afin de procéder à l’augmentation générale des salaires» poursuit Moukhareq. Le leader de l’UMT va même plus loin dans ses propositions. «D’autre part, et ce sera la base de toute négociation, le gouvernement doit tout mettre en œuvre pour que les ménages puissent bénéficier de 10% d’augmentation salariale, taux équivalent à la perte de pouvoir d’achat durant les six derniers mois. Ensuite, nous attendons de l’exécutif qu’il fixe l’indexation en fonction du coût de la vie», déclare-t-il.

Quant à l’impact craint par certains de augmentation des salaires sur le cours de la vie, Miloud Moukhareq indique «que ce n’est pas du tout sûr. Qui est contre une augmentation des salaires ? Je dirai même qu’au contraire, lorsque les salaires augmentent, la consommation est relancée, la production dopée et la création de richesses retrouvée».

En tout état de cause, il semblerait que dans les jours à venir, on devrait assister à de belles empoignades entre acteurs politiques et partenaires sociaux. Alors que chacun sait que le taux d’inflation du Maroc est plus proche des 10% (que de 2%), que la culture de la solidarité nationale est quasi absente de notre système (santé, social, éducation,…), que certains opérateurs économiques méprisent totalement leur personnel, qu’une crise de confiance à l’égard du politique est toujours aussi criante, on ne peut que s’inquiéter voire s’alarmer sur la gestion politique d’un sujet qui aurait dû faire consensus. Qui a dit un jour que l’ennemi du Maroc, c’était les marocains !

Rachid Hallaouy
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likas
17 Mai 2007, 12:44
Pour répondre à la question posée en titre de votre article"QUI SONT CES MAROCAINS QUI S'OPPOSENT A LA REDISTRIBUTION DES RICHESSES?", je suis tenté de vous repondre que c'est toujours les mêmes;ceux et celles qui ont le pouvoir de l'argent et les decisionnaires de tout ordre;mais non;cette fois ci iln'y a pas d'exuses pour garder la classe laborieuse;celle qui fait la richesse du pays et en conséquence la richesse de ceux qui aujourd'hui continuent à l'asservir et à l'exploiter honteusement;les decideurs d'aujourd'hui y compris les syndicalistes,doivent prendre en compte que le Maroc est en perpetuelle mutation,et en compétition permanente avec d'autres états ne serai que les états voisins,dont le niveau de vie des habitants ne cesse d'augmenter alors que chez nous le niveau de vie baisse dramatiquement pour les ouvriers et que le SMIG marocain aujourd'hui n'est plus en équation avec l'inflation quotidienne des produits alimentaires les plus courants pour les marocains et ce n'est pas 30dh par mois en plus qui va changer quoi que se soit dans la vie des marocains; alors Messieurs les patrons et Mr. JETTOU, un grand effort de solidarité avec les travailleurs;qui ne demandent pas la charité;mais le juste prix pour leurs efforts et leur laboure
thithi
17 Mai 2007, 10:54
Toujours que du bla bla chacun pense qu'à lui c'est le grand malleur. ALLAh yakhod lhak
lkas
11 Mai 2007, 20:23
Pauves smicards marocains;ni le gouvernement,ni le patronat où même les syndicats "dits ouvriers",n'ont conscience du calvaire quotidien que vivent les milliers de smicards et même au delà ,des salariés toutes fonctions confondues;s'ils se mettaient ne serai-ce que quelques instants,à leur place;ils agiraient autremet;mais comme on le dit bien chez nous "un ventre plein,ne se préoccupe guère d'un ventre qui crève la faim"
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