Publié le 24.04.2007 | 09h19
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Depuis les dernières grèves dans le transport qui ont pratiquement paralysé le pays, début avril, les responsables au ministère du transport ont reçu plus d’une douzaine de syndicats et de fédérations professionnelles pour discuter du projet de code de la route qui était à l’origine de ces mouvements.
Le secrétaire général et les directeurs concernés continuent donc le dialogue avec les syndicats, à l’exception de ceux des taxis, qui ont ouvert, quant à eux, le dialogue avec les walis et gouverneurs de différentes villes.

Le ministre du transport, Karim Ghellab, n’est donc pas tout seul sur le front, mais bien d’autres cadres du ministère ont aussi passé des nuits blanches pour dénouer les problèmes. Objectif de ces réunions : recueillir les remarques et les doléances des professionnels par rapport à certaines dispositions du projet de code. Et pour être plus constructives et dépassionner les débats, certaines associations, notamment celles des chauffeurs, ont décidé de se faire assister par des juristes et des avocats.

L’intervention du ministre dans l’émission «Hiwar» a contribué à lever des malentendus
La preuve. Selon une source au ministère, qui participe à ces consultations, les choses se passent plutôt bien et le texte de loi est jugé globalement bon à 70%, le reste étant sujet à discussion. Il faut dire que la sortie récente de M. Ghellab dans l’émission télévisé Hiwar (diffusée sur RTM mardi 10 avril) a contribué à lever certains malentendus. Cette intervention a fait mouche sur au moins quatre points. Primo, le projet de code de la route est toujours au stade de projet et est donc l’objet de discussions. Secundo, toutes les remarques des professionnels sont les bienvenues et seront étudiées. Tertio, le texte ne sera pas promulgué dans l’urgence mais seulement quand il sera bien finalisé. Enfin, le projet a été conçu pour défendre l’intérêt des petits, en l’occurrence les chauffeurs et conducteurs. La plupart des remarques émanant des syndicats et associations concernent les sanctions qui sont jugées trop sévères.

A la Confédération du transport routier, qui n’a pas encore adressé ses remarques au ministère, on affirme vouloir aussi une clarification du rôle de tous les intervenants dans la chaîne du transport : le chargeur, le transporteur, le donneur d’ordre et le chauffeur. Des suggestions concernent aussi le permis à points qui met, contre toute logique, sur un pied d’égalité le chauffeur professionnel, souvent sur les routes, et le conducteur normal.

Source: La Vie Eco
patriot
05 Mai 2007, 21:17
Ce ne fera plus de bien..
fouyou
24 Avr 2007, 20:58
Je pense que les fait de dire que le projet de loi est du copier/coller du code de la route francais, est une vision qui n'a pas de place dans l'évaluation du projet lui même. Plutôt apportez des propositions concrêtes ; nous savons tous que le guerre des routes au Maroc est un fléau qui bloque le développement économique et touristique de notre pays, et il est la cause d'un ensemble de problèmes sociaux et de drames familiaux et tout cela parceque le code de la route actuel encourage ces malades mentaux qui ne le respectent pas. Nous avons besoin de ce nouveau code, sauf qu'il faudrais qu'il fasse l'objet d'un consensus entre les differents partenaires sans oublier que l'objectif de base reste celui de frapper fort sur les mains de ceux ou celles qui prennent la vie des autres à la légére.
may
24 Avr 2007, 15:33
J'ai bien regardé à la télévision la prestation de Karim Ghellab sur son nouveau projet de loi "permis à points" et je dois dire qu'il etait bien acculé par les professionnelles pour répondre à la question concernant le volet "corruption des agents de l'ordre". C'etait vaseux. Il ne voulait pas admettre que son projet etait un copier coller du permis de conduire français mais en pire. A se demander quelle est l'utilité ou la contribution des miliers de fonctionnaires de son ministère pour "élaborer" un tel projet ?. Pour une fois, on ne peut se cacher derriere le manque de moyens financiers pour justifier les lacunes evidentes de tel ministère car les poyens humains sont bien là mais ce qui manque c'est une volonté politique d'adapter notre société aux spécificités du terrain...
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