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Imprimer l'article Le Centre régional d’investissement (CRI) de Casablanca a présenté, le 9 avril, ses résultats annuels pour l’exercice 2006. Mais cette fois-ci, les chiffres n’ont eu que peu de place dans les explications de Hamid Ben Elafdil, directeur du Centre. Ce dernier a, en effet, focalisé sa réflexion sur les aspects qualitatifs (stratégie, vision, promotion, service et fidélisation) qui, en réalité sont à la base des performances quantitatives du CRI. Et tout d’abord, la stratégie. Celle-ci, affirme-il, est une conception collective des différents acteurs concernés par l’acte d’investir : élu, administrations et promoteurs économiques. Le tout sous la coordination du wali. La stratégie de développement économique de Casablanca se trouve déterminé en grande partie par la quête de solutions au chômage. En 2005, le nombre de demandeur d’emploi, dans la région du Grand Casablanca était estimé à 260.000. A l’horizon 2020, ce chiffre passera à 660.000. «Avec les projets, actuellement en phase de préparation, nous pouvons uniquement satisfaire 45% de la demande». Conscient de cet écart, le CRI s’emploi à développer des offres territoriales dans l’aéronautique, l’agro-industrie, les parcs de loisirs, le tourisme de santé, les biotechnologies, etc.De la stratégie, les partenaires au développement économique de Casablanca se sont acheminés vers une vision. « La vision est primordiale. Elle induit des choix. Ce qui veut dire que l’investissement n’est pas une affaire du hasard. Bien plus, on ne peut satisfaire tous les investisseurs. Ceci dépend de l’éligibilité du projet et de sa concordance avec les besoins d’un développement harmonieux », explique Ben Elafdil. C’est grâce à cette vision que la ville s’est positionnée, entre autres, sur l’offshoring et fait son bonhomme de chemin vers d’autres métiers ou d’autres offres territoriales comme l’aéronautique ou les énergies renouvelables. Une fois les niches déterminées, les offres territoriales précisées, le CRI passe à la promotion; en clair: à faire connaître les opportunités économiques de la ville auprès des investisseurs nationaux et internationaux. De cette façon sont identifiés les projets et les investisseurs potentiels.Si ces derniers prennent effectivement la décision d’investir dans la métropole, ils bénéficient de mesures d’accompagnement : « la compétition des territoires, la complexité des problématiques sectorielles, le recherche par d’un interlocuteur unique ont milité pour la mise en place d’une organisation orientée vers le client », souligne Ben Elafdil. Et qui dit accompagner, dit servir et satisfaire. Le dernier chantier qui tient à coeur au CRI, et qui n’est enclenché que timidement, c’est la fidélisation des investisseurs, reconnait le directeur du CRI. Capitaux marocains Les investissements enregistrés au Centre régional d’investissement (CRI) de Casablanca en 2006 représentent 9,7 milliards de DH. Soit le double de 2005. A noter que près de 80% sont liés à des capitaux marocains. Si l’on se réfère aux chiffres du Centre, ces investissement drainent un peu plus de 41.000 emplois. En matière de création d’entreprise, 111 projets ont été instruits et ont reçu avis favorable contre 78 pendant l’année 2005. C’est le tourisme qui arrive en tête avec près de 4 milliards (41%), suivi de l’industrie avec 2,7 milliards de DH (29%). Les services (22 %), commerce/grandes surfaces (4%) et BTP (3%) sont également des secteurs très porteurs. Ali Jafry Source: L'Economiste
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12 Avr 2007, 10:47