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Imprimer l'article Suites aux violentes pluies qui se sont déversées dans plusieurs régions au Maroc depuis le début du mois d'Octobre, une dizaine de personnes ont trouvé la mort. Il s'est déversé en quelques jours autant de pluies que la moyenne annuelle des 5 dernières années.
Le 10 octobre, la province d'Errachidia et plus précisément la commune de Gourama a connu de fortes précipitations accompagnées de vents forts et de grêle atteignant des niveaux exceptionnels ce qui a provoqué d’énormes inondations sur la vallée de Guir qui traverse une dizaine de douars avant de verser dans le territoire algérien.Deux personnes originaires de la province d'Errachidia ont souhaité réagir dans la tribune libre de Yabiladi.com pour informer du drame vécue par les populations locales. Ces fortes inondations ont causé jusqu’à présent la mort de 4 personnes, leurs corps ont été retrouvés, par les autorités au bord d’oud Guir. Selon des sources sur place, les fortes crues ont détruit également des dizaines d’habitations notamment dans la commune d’Oued Naame à Boudenib. Il est a préciser que toutes ces habitations sont construites en pisé, quant à l’économie vivrière locale qui assure la survie de la population elle a été totalement ou partiellement détruite. Douar Elgoraane est l’une des localités rurales qui a connu les plus importantes pertes. Plus de dix habitations écroulées, destruction quasi-totale de l’économie vivrière composée essentiellement des récoltes céréalières, oliviers, palmiers dattiers ainsi que des hectares de luzernes qui garantissent la survie du bétail. Le pire c’est que les crues ont détruit les canaux d’irrigation, pierre angulaire de la vie en campagne, ce qui laisse l’avenir de la population ambigu. L’état de certaines familles est imaginable, elles ont perdu presque tout, demeures et tout ce qu’il y a dedans. En matière d’infrastructure de base, les axes routiers, l’eau potable, le courant électrique ainsi que la couverture téléphonique n’ont pas échappé à cette catastrophe, ils ont été totalement ou partiellement ravagés. Malheureusement, les victimes de cette catastrophe naturelle n’ont reçu jusqu'à présent aucune aide de la part de l’Etat ni des collectivités locales. En attendant l’arrivée des secours, les victimes qui ont perdu leurs demeures et leurs biens, logent occasionnellement chez leurs voisins. Rappelons à cet égard que le projet de la construction d’un grand barrage sur la vallée de Guir et plus précisément entre les deux douars à savoir Kadoussa et Elgoraane qui pourrait protéger toute la zone des effets des crues et qui permettrait le stockage des réserves hydrauliques importantes pour le développement de l’agriculture n’a pas encore vu le jour malgré la politique des barrages initiée par le défunt roi Hassan II. Ce qui s’est passé le 10 octobre 2008 n’est rien d’autre que la conséquence de la politique de discrimination et la marginalisation de plusieurs années vis-à-vis de cette zone dans tous les domaines. Si les marocains boudent la politique, ne croient plus à l’action gouvernementale et n’ont plus de confiance dans les institutions élues du Royaume c’est grâce à la politique de « deux poids deux mesures » qui marque malheureusement l’Etat marocain. Rachid BEDDAOUI & Abdelouahed BEKKI Copyright Yabiladi.com
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18 Sept 2009, 16:21
Si sa majesté a annulé sa visite trois fois successives à cette province, rah 3aref aalach, on dirait que c'est une région qui a subi un séisme...LA 7AWLA WALA 9OWATA ILLA BILLAH ALLA3ALIY AL 3ADIM
Si on compare tafilalet au nord du maroc, on dirait qu on est dans un village éloigné de l Afrique Noire...
18 Sept 2009, 08:17
03 Mai 2009, 03:05
Sachez, Messieurs que les dégradations que vous venez de décrire sévissent depuis longtemps dans notre Maroc. Je vous invite à visiter, dans les grandes villes, les maisons de bienfaisance, les maisons des vieux, de nombreux établissements scolaires, des hôpitaux ou bien d’autres institutions et administrations qui sont dans un état de délabrement avancé et mal gérés.
A mon avis les gouvernements actuels sont hors de causes de cette situation. Laissons-les donc travailler en paix car il a été constaté par de nombreux connaisseurs en politiques que les deux derniers gouvernements sont dans les bonnes normes de gérance des affaires publics.
S’il y a quelqu’un à qui imputer cette situation se sont bien les partis politiques qui se sont succédés sur le Maroc depuis l’indépendance. Dès l’aube de celle-ci on a commencé à livrer bataille contre le Roi en déclenchant des grèves interminables.
Quelques années après c’était la tentative du complot et la guerre des sables avec l’Algérie. Ensuite viennent les sécheresses et l’affaire de BENBARKA qui a couté très cher au Maroc ainsi que la manifestation de Casablanca qui a couté la vie de plusieurs milliers de personnes.
C’est ainsi que le Maroc a mené sa vie durant la période 1956 à 1990.Tous ces événements ont bien pesé et entravé la bonne marche des services de l’Etat en y ajoutant la corruption qui a sévi parmi les élus, l’appareil judiciaire, les agents d’autorité sans compter la malversation de certaines personnalités de l’Etat.
Le mécontentement du public provoque le boycottage des élections, chose qui arrange les malfrats corrompus prétendant aux postes de représentants locaux des habitants. Pour leur barrer la route, les partis politiques de bonne foi doivent inciter les gens à aller massivement aux élections.