Publié le 23.01.2006 | 11h39
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« La destinée de notre pays est entre nos mains », L’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH) invitait à prendre part à ce chantier national. Je propose à la discussion ce qui suit, dans le cadre de l’optimisation du point 3 : « Valorisation du potentiel humain, p.15, 16 et 17 dans le rapport/bilan de l’INDH.
J’ai choisi de concentrer mon propos sur le secteur d’une action sociale de proximité (ASP) parce qu’elle est prioritaire et doit accompagner aussi les services et équipements de base qui reviennent en création et en organisation aux services de l’Etat.

Il s’agit d’une action sociale de proximité (ASP) dont le but serait :
• Impliquer autrement les collectivités locales,
• Réparer les inégalités,
• Lutter contre la précarité,
• Accompagner les citoyens vers une autonomie sociale.

Dans les organisations territoriales, la commune constitue la structure de base et de proximité des populations. Par conséquent, il me parait important et utile que celle-ci puisse être impliquée autrement dans le cadre de l’INDH et de réfléchir sur une dynamisation citoyenne de cette structure administrative en lui conférant une nouvelle attribution dont elle serait la créatrice et l’organisatrice : le service communal d’action sociale (SCAS), gestionnaire de l’action sociale de proximité
(ASP).

L’action sociale de proximité (ASP) pourrait être de la responsabilité d’un Service Communal d’Action Sociale (SCAS) à créer à charge pour celui-ci de l’organiser, de la gérer en propre ou en partenariat avec les autres composantes : à savoir : les structures caritatives, les associations ou les Fondations à caractère social.


Que serait un Service Communal d’Action Sociale (SCAS)?
Un service unique polyvalent responsable de l’action sociale de proximité à l’adresse des populations de différents âges :
• La petite enfance
• La jeunesse
• Les personnes âgées et les populations fragiles et vulnérables.

Comment ?
(Je limite mon propos aux adultes et aux personnes âgées).

• L’accompagnement social des populations âgées, fragiles ou vulnérables :
- Identification des besoins,
- Réalisation de diagnostics et de bilans sociaux individuels,
- Prise en charge et réponse besoins,

Les moyens humains :
• Personnel communal,
• Partenaires associatifs qualifiés, les Fondations

Dans les deux cas une formation à l’action sociale, à l’accompagnement social, à l’établissement de bilans et à la mise en place de projets d’accompagnement est nécessaire.


Les moyens financiers :
• Les ressources propres de la commune.
• Le redéploiement des aides diverses (Fondations, mécénat ou implication de la société civile.
• Un reversement de la Zakat

Le service communal d'action sociale peut créer et gérer tout établissement ou service à caractère social, notamment des espaces d’accueil temporaire ou de jour et uniquement de jour pour personnes âgées.

L’intérêt :

- Une réponse directe et professionnelle aux besoins
- Un interlocuteur identifiable
- Un suivi autrement optimisé des populations dans le besoin
- Des données de plus en plus fiables des besoins sociaux et de l’action sociale,
- des outils pour la planification

Omar Samaoli, gérontologue
Copyright Yabiladi.com
yasmine
15 Mai 2007, 19:52
l'initiative de l'INDH est louable d'autant plus que c'est l'engagement de tous les facteurs sociaux , du gouvernement et des ONG mais il faut impliquer le citoyen dans le changement.L'action communautaire a le rôle de favoriser des situations dont le rendement ne serait que profitable pour la population ciblée .ilfaut s'inspirer de l'expérience de la tunisie dans ce domaine.
Omar laghrib
05 Fev 2006, 09:07
C’était certainement vrai et nous le pensions tous mais les choses changent et ce n’est pas simplement un caprice de vouloir dire que nous avons des vieux dont il faut s’occuper comme des moins vieux d’ailleurs. Qui aurait peu penser il y a peu de temps que les gens au Maroc parlent de leur retraite comme situation sociale, de revenu afférent à celle-ci, de club ou d’activités occupationnelles autres, etc... Il n’est plus vrai du tout que toutes les familles sont encore suffisamment structurées au moins dans leur organisation pour pouvoir continuer à prendre en charge un parent de plus en plus âgé et avec des problèmes qui sont liés à l’avance en âge, à la santé et aux ressources. La pire des solutions est de dire qu’il nous faut nous aussi nos maisons de retraite pour faire comme les autres. Non. Nous avons à réfléchir sur comment faire pour que le tissu social et familial retrouve ou ne perd pas sa cohésion. Nous avons l’obligation de réfléchir sur une politique de la vieillesse et ce n’est pas parce qu’il faut faire comme chez les autres mais parce qu’elle s’imposera (elle s’impose déjà !) comme donnée démographique, sociale et sanitaire.
Opinion
04 Fev 2006, 20:44
J’ai mené des actions sociales auprés des personnes âgées en France il y’a longtemps. Ces actions étaient justifiées puisque ces personnes n’avaient pas souvent le soutien de leurs proches. La situation des personnes âgées au Maroc est trés différente, ce sont trés souvent des gens trés entourés par la famille. Une minorite uniquement aurait besoin d’aide.
Je mène actuellement des actions auprés des jeunes et il faut aussi que ces actions soient justifiées. Je pense qu’il est important d’expliquer et justifier un projet.
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