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Imprimer l'article A l'occasion de la 5ème édition du Festival Timitar qui s'est déroulé du 1 au 6 juillet 2008 à Agadir, Hicham Mansouri a interviewé pour nous le grand artiste malien Salif Keïta.
- Salif Keïta : Non, ça fait plusieurs fois que je viens. J’ai été à Rabat, Casablanca, Tanger, Tétouan. Je connais un peu le Maroc. - Vous êtes artiste engagé, vous aviez chanté pour l’Éthiopie, et pour d’autres causes humanitaires. Aujourd’hui quel est votre premier combat ? - Je pense que c’est apporter la joie aux gens, aider avec la musique ou avec les actions, et que ce soit en Afrique ou partout dans le monde. C’est ça mon devoir. - Et pour les enfants albinos ? Aussi, parce qu’ils sont toujours sacrifiés. Ils sont victimes. C’est des sacrifices humains. On recueille leur sang, leurs cheveux, et leurs organes, pour faire des rituelles, et ça je suis obligé d’en parler. - Mr Keita, Cheb Khaled a levé les deux drapeaux marocain et amazigh, et avant lui Alpha Blondy a évoqué le problème du Sahara marocain, Quelles sont à votre avis les limites des messages politiques dans la musique ? -Bon, moi j’ai toujours parlé dans le sens de l’union, dans le sens de la paix. Je ne parlerais pas de sujets politiques précis, et je ne dirais jamais quelque chose qui va nuire à la politique marocaine, parce que j’adore ce pays. A chaque fois que je suis venu, j’étais surpris de l’enthousiasme et de la politesse des marocains. A chaque fois que je viens dans une ville deux ans après, je trouve que ça a changé. Moi je ne chante que du positif et je ne chanterais que du positif. Je suis venu pour chanter pour le Maroc positif, parce que vraiment j’ai vu ici de bons exemples. Si toute l’Afrique était comme ça, consciente, je crois qu’elle aurait beaucoup bougé. Hicham Mansouri Copyright Yabiladi.com
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