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Imprimer l'article La littérature marocaine d'expression française a été au centre d'une rencontre organisée, mercredi à Casablanca, dans le cadre de la 14ème édition du Salon international de l'Edition et du Livre (SIEL). Mettant l'accent sur les critères d'identification de la littérature masculine ou féminine, la romancière Rajaa Benchemsi a souligné qu'il ne faut pas confondre littérature et écrits de coeur, la littérature étant un registre particulier.Elle avoue qu'elle n'a jamais été culpabilisée du fait d'écrire en français. "Je me sens profondément arabe, musulmane et marocaine et j'écris en français", a-t-elle dit. C'est en fait une manière d'"arriver à dire soi dans la langue de l'autre", a-t-elle soutenu, faisant remarquer que la littérature de mimétisme n'a aucun intérêt et il faudrait mieux s'inspirer de sa propre société. S'exprimer en français n'est "ni un dédoublement ni un déchirement" en ce sens que "le talent est universel qu'il soit arabe ou français". Pour le critique et linguiste Kacem Basfaou, qui reprend Kateb Yacine, la problématique de la langue se résout par le temps. "L'on est actuellement dans un marché où l'enjeu consiste en la créativité et la production", souligne Basfou, qui souligne l'importance d'enrichir la culture et de revivifier la littérature, quelle qu'en soit la langue d'expression. Il plaide en ce sens pour la formation de critiques littéraires en vue de promouvoir la lecture au grand public. Relevant que l'aventure de l'écriture est de plus en plus individuelle, Ali Tizilgade (prix Atlas 2007, Fictions, pour son récit "La Colline de Papier", Ed. Tizi), a rappelé que la littérature d'expression française a été marquée par des textes majeurs donnant lieu à une production académique. Les participants ont appelé à un meilleur repositionnement de la culture au sein de la société, notant au passage l'éclosion au Maroc de plusieurs nouveaux genres littéraires d'expression française tels les écrits des femmes, la littérature de la diaspora et l'écriture sur l'exil. Modéré par Mostafa Annahal, cette table ronde a été organisée par l'Union des écrivains du Maroc (UEM) autour du thème "la littérature marocaine écrite en langue française : Etats des lieux". Plus de 70 rencontres, tables rondes et autres conférences sont programmées dans le cadre de la 14-ème édition du SIEL organisée à Casablanca du 8 au 17 février sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI. Source: MAP
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15 Fev 2008, 00:24
L'histoire du Maroc ne s'écrit pas, elle vit.
Mais le Maroc, le vrai Maroc est appelé à disparaître. Les occidentaux plus présents que jamais façonnent le Maroc à leur image sous les yeux de millions de marocains qui silencieusement pleurent de chagrin se rendant compte que leurs spécificités partaient en fumée au nom de la modernisation!