Publié le 14.10.2005 | 00h31
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La situation des Amazighes au Maroc est unique et paradoxale. Voilà le cas d’un pays où la majorité de la population est d’origine amazighe (environ 60 % de la population), sauf qu’elle est qualifiée de « minorité culturelle et linguistique » ! Et qu’en est-il de la culture millénaire des Amazighs ? Elle a été folklorisée et rendue comme un produit qu’on peut vendre aux touristes de Marrakech ou d’Agadir ! Les mouvements culturels amazighs crient au scandale. On parle de marginalisation et de discrimination culturelle. A un certain moment, on avait même accusé ces associations d’avoir une tendance séparatiste…Eclairage.
Les mouvements amazighs ont longtemps accusé l’Etat de marginaliser leur culture notamment au niveau des médias et de l’Education. D’après Mohamed Chafiq, historien et ex-recteur de l’Institut Royal de la Culture Amazighe (IRCAM), l’origine de cette marginalisation se trouve dans l’histoire du nationalisme marocain moderne, qui a cherché dans l’arabisme sa patrie de référence identitaire.

La Constitution du Maroc indépendant en a fait un « Etat arabe et musulman, dont la langue officielle est l’arabe », sans aucune référence pour les parlers amazighs. L’arabisation massive qui a suivi l’indépendance a eu des conséquences sociales considérables au niveau des régions purement amazighophones. On peut mentionner par exemple la situation dans les tribunaux où le degré de discrimination des citoyens amazighs est très élevé. Plusieurs d’entre eux ont eu des problèmes judiciaires pour la simple raison qu’ils ne maîtrisent pas l’arabe...


Le mouvement amazigh a-t-il une tendance séparatiste ?

Certains penseraient que le mouvement amazigh pourrait avoir une tendance séparatiste comme pour les Basques ou les Kurdes. Le jeune Ismail Lahseini, chercheur en sciences sociales, ne peut s’empêcher de sourire en entendant ces « accusations ».

Selon lui, les Amazighs marocains, contrairement aux Corses, ne sont pas limités géographiquement à un territoire bien précis et distinctif des autres régions d’un même pays et n’ont aucune revendication territoriale. Et d’ajouter que « les Amazighs, contrairement aux kurdes, ne sont pas une minorité ethnique opprimée par une majorité ». Que revendiquent-ils alors ? Une constitutionnalisation de la culture et une reconnaissance au niveau des médias et de l’Education. Pour réaliser ces multiples objectifs, l’IRCAM va être crée en grande pompe en juillet 2001. Elle sera annoncée par le Roi en Personne.


La Création de l’IRCAM a-t-elle fait avancer les choses ?

La formation de cet institut est le résultat d’une stratégie de cooptation, menée essentiellement par Hassan Aourid, conseiller du Roi et Mohamed Chafik, premier recteur de cette institution. L’objectif de cette stratégie d’après des sources bien informées est de dépolitiser le mouvement amazigh et l’« expurger » de ses composantes les plus contestataires.
Le bilan des trois années de l’IRCAM est contesté par nombre de militants amazighophones, dont des membres de cet institut. Le principal reproche fait à l’IRCAM est qu’il s’agit d’une institution consultative, et que le processus de décision se situe au niveau du Palais.
Les associations amazighes l’accusent d’être paralysé par la bureaucratie et par l’indifférence du gouvernement. Et pour enfoncer le clou, sept membres du conseil d'administration se sont retirés, en mai dernier. Ils accusent l'IRCAM de n'avoir pas avancé les choses en ce qui concerne la concrétisation de la reconnaissance de la langue et culture amazighes. D’après Mohamed Chafiq, ces gens « ont voulu attirer l'attention sur tous les bâtons qu'on met dans les roues de la culture amazighe, à tous les niveaux de l'administration et du système Educatif ».
Néanmoins, on ne peut nier les grands chantiers réalisés par l’IRCAM. Notamment l’introduction de l’enseignement du Tifinagh (alphabet amazigh) dans le système éducatif marocain. Et tout récemment, on entend de plus en plus de la création d’une future chaîne télévisée 100% amazighe.


« Le Parti de l'Istiqlal militera pour que l'Amazighe ne soit pas une langue officielle »

On commençait à croire que la culture et la langue amazighes étaient au bout de leur peine. Que nenni ! Après avoir cru à une ère de réconciliation et de reconnaissance, voici que les militants du mouvement amazighs se sentent indignés par les propos tenus récemment par Abbas El Fassi, secrétaire général du parti de l’Istiqlal qui a déclaré que son parti « militera pour que l'Amazighe ne soit pas une langue officielle». Les militants du mouvement amazigh crient au scandale. Et pour cause. Avec de tels propos, toutes les étapes franchies pour lutter contre la marginalisation de la culture Amazighe (création de l’IRCAM, enseignement de l’Amazigh…) sont vaines.

Cette affaire date d’il y a un mois. La réplique des militants amazighs a beaucoup tardé. Raisons avancées par l’Association Marocaine de Recherche et d’Echange Culturels (AMREC) dirigée par Brahim Akhiat : « notre association attendait que Abbas El Fassi s’explique ou fournisse une rectification aux propos qui lui sont attribués». Ne voyant aucune réaction de la part de M. El Fassi, l’AMREC vient de publier un communiqué où elle dénonce « toutes les positions et pratiques hostiles à l'amazighité tout en appelant tous les démocrates pour soutenir l'amazighité en tant que cause nationale juste ». Le communiqué fait le tour des rédactions nationales et sollicite une réaction « timide » de la part du secrétaire général de l’Istiqlal. Il estime que ses propos en été sortis de leu contexte.

L’AMREC exhorte ses militants à reformer les rangs. Selon l’association de Brahim Akhiat, les déclarations d’El Fassi sont « une menace pour la paix sociale et la sécurité culturelle». Affaire à suivre…

Youssef Boufouss
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DRISSAO
01 Jul 2008, 02:32
Pour être objectif,il ne faut pas devancer ou brusquer les évennements car pour officialiser une langue,il faut tout d'abord qu'elle soit une langue avec sa grammaire, ses règles d'ortographes etc.et qu'elle soit parlée par tous les marocains amazighs et ceux arabisés car on peu pas préciser exactement queels sont les arabes et les amazighs.A titre d'exemple je cite ma famille et celle de minsieur BOUFOUS,lui qui se croit amazigh alors q'il est de soucche purement arabe parlant tamazight et que moi amazigh je ne sais pas tamazight malgrès que j'ai essayé à maintes reprises de l'apprendre mais par manque de moyens éducatifs et de professeurs je ne suis pas arrivé.C'est un exemple vivant qui caractérise la société marocaine;elle n'arrive pas à fixer exactement ses origines.Tout ce que je sais c'est que mes grands parents m'ont appris que tous les marocains sont des amazighs qu'ils soient arabonphones ou amazighophnes,le peu d'arabe qui existe au maroc sont les gourramènes car nos anciens avaient l'habitude de donner le titre de chrif (agourrame) à tous les arabes qui sont venus de la Mèque.Les autres arabes venus avec le premier conquérant ne sont pas restés au au nord;ils sont au sud du maroc car ils n'arrivent pas à vivre dans les pays froid, se sont les chnagtas et les autres sahraouis à partir de Terfaya.Il y a aussi une poignée d'amazighs arabisés et peu d'arabes qui ont été refoulés de l'andalousie résident en Algérie (Tlémssane),au Maroc à Rabat,Salé,Fès et Oujada.Malheusement tout ceux-ci ne figurent sur aucun manuel d'histoir du Maroc mais en y réléchissant on remarquera que c'est plausible et même admissible.Pour cette raison les chercheurs dans le domaine de l'histoire est de leur devoir d'eclaircire ce sujet en procédant à des rechershes approfondies pour convaincre tous les marocains qu'ils sont presques tous de amazighs et que les arabisés doivent mettre en évidence que lorsque tamazight se perfectionnera elle deviendra une langue officielle au même tire que l'arabe sans quoi la situation politique risquera de prendre une mauvaise tounure car il y a,d'une par et d'autre des gens de mauvaise foi.
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