Publié le 11.05.2007 | 21h30
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Que se passe-t-il à la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) ? Moulay Hafid Alami, élu avec brio à la tête de l’institution patronale le 30 juin 2006, semble être débordé, dépassé, par les évènements, par la charge de travail et les responsabilités qui pèsent aujourd’hui lourdement sur ses épaules. Force est de reconnaître qu’à l’heure de souffler son premier anniversaire, la «super fiesta» pourrait être gâchée, ternie, par un bilan caduc, une action stérile, un management qui laisse à désirer, une présence fantôme,…
Son ascension, bien que de nombreux observateurs avertis se montrent critiques et dubitatifs, reste exceptionnelle. Né «du bon côté de la barrière», Moulay Hafid Alami s’est néanmoins attaché durant de longues années à bâtir un empire financier, à construire une image de battant, à asseoir son «business» au sein d’un espace économique en pleine mutation,… et ainsi à se rapprocher des (vrais) décideurs du pays. Ce bilan, son bilan, peu de personnes ne peuvent le remettre en cause. On ne reviendra pas sur les conditions de la cession d’Agma (et les 120 millions de Dh de plus value réalisée lors de la vente à l’ONA) où sur l’acquisition des parts du Bahreïni Arig dans la CNIA….

Propulsé aux commandes de la CGEM, l’été dernier, il décidait de s’entourer de la «matière grise disponible» et de constituer un binôme bicéphale avec Mohamed Chaïbi (Ciments du Maroc) afin de mener de front les défis du troisième millénaire. Tout ce qui se fait de mieux sur la place où plutôt l’ensemble des acteurs économiques majeurs le rejoignent, parmi eux certains dirigeants se sentant obliger d’adhérer à un mouvement «in» sans être forcément convaincu par le personnage et sa capacité à travailler au service de l’intérêt général. Quant à ceux qui souhaitaient un temps se «frotter» à monsieur Alami, ils ont vite déchanté et ont rapidement compris à qui ils avaient à faire. Comme cas d’école, est-il utile de revenir sur l’environnement de l’élection du président de la CGEM, de l’élection (sous forme de cooptation) du représentant de la section CGEM-Rabat ?

Au lendemain de son élection, des commissions poussent comme des champignons. Chacune d’entre elles est pilotée par un «ponte» qui fait également office de bon soldat. Une manière de déléguer qui fait partie intégrante de sa stratégie. S’entourer d’affairistes confirmés, profiter de leurs notoriétés, histoire de crédibiliser son top management et d’éviter de gérer «des loups dans sa bergerie», jouer de l’affectif (comme à Meknès où il a effectué sa première sortie officielle pour saluer la dynamique d’un collectif d’entrepreneurs). Là aussi. Difficile de ne pas lui reconnaître un talent certain de séducteur. Malheureusement, la démarche choisie par Moulay Hafid Alami s’essouffle, faute de véritable programmatique, de projet cohérent et d’actions concrètes. Pour renforcer ce (triste) constat, pas besoin d’être issu des grandes écoles et de procéder à une démarche analytique. Les commissions de travail ne se réunissent plus que de manière épisodique, la «dream team» n’est plus que l’ombre d’elle-même,…

Que peut-on donc retenir de…concret ? En cherchant bien et avec la meilleure volonté du monde, peu de choses, pour ne pas dire... Il serait quelque peu moqueur de valoriser le fameux «livre blanc», quoi que, il fait office d’unique acte concret.
La CGEM n’est-elle pas en passe de devenir une coquille vide ? Une structure où rien ne se passe ? Pas de débats passionnés, de revendications légitimes, de propositions précises, de réflexions citoyennes,…

Son prédécesseur, Hassan Chami, qui été descendu en flèche dans la dernière ligne droite de son dernier mandat (il a assuré deux mandats successifs) par des individus aujourd’hui «portés disparus», doit déplorer la situation. Ce n’est pas le seul…

Rachid Hallaouy
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Ali AIJJOU
22 Juin 2007, 20:16

CE N'EST PAS UNE ERREUR DE CASTING c'est PIRE

Mettez un receuil CLEON du Groupe Revue Fiduciaire entre les mains de n'importe quel membre de la CGEM et dites lui de vous commenter le fameux tableau de classification des différents éléments d'analyse de l'entreprise et tous auront ZERO immédiatement quant à la lecture et la compréhension du paragraphe 320 dudit agenda : tout le monde descend du train. N'est pas donné à quiconque de compendre les "rations de l'entreprise"
Mais Le Chef de l'ENTREPRISE MAROC connaît -t-il au moins ce que c'est une ENTREPRISE

Nada and Basta

Ali AIJJOU

P.S.- Sans aucunement vouloir jouer aux provocateurs, j'observe froidement la vérité...
Ali AIJOU
22 Juin 2007, 20:02
J'AJOUTE à mon message précédent:

Le seul Patronat visible au Maroc est Le Palais et rien d'autre

Le board de la bourse de Casablanca est dominé par Siger-SNI/ONA et filiales et sous filiales et participations et rien d'autres

Les autres ne sont que des alliés soumis

Ali AIJJOU
Ali AIJJOU
22 Juin 2007, 19:59
DESOLE d'aller à contre courant

nash... chante un "ahouach" que je ne peux comprendre.

un autre "apprenti sourcier" se cache sous le pseudo de "vive la compétence" : chante l' "imge du maroc" (le "m" en MINI est un choix)
"jeunesse" nous fait une "branlette" aux années 60

De QUOI IL S'AGIT: parler du Patron des Patrons

HALLAOUY a raison de toucher du digt come d'habitude un sujet-problème brulant

D'ABORD, qui c'est Le Patronat au Maroc, c'est LE ROI avec SIGER/REGIS (REGISSEUR) au sens propre du terme et ses appendices : SNI/ONA et Holdings et les bras finaciers AWB (AttijariWafa Bank) et CDG (Caisse de dépôts et Gestion)

Ici, nous touchons à l'emprise de la monarchie sur l'économie marocaine et à travers les SNI-ONA-AWB c'est la consommation marocaine dans son son ensemble qui tombe dans ls caisses du Palais. Autrement, la consécration du "Makhzen" (Magasin) prend toute sa plénitude et sa formulation la plus puissante

Si quelqu'un peut m'expliquer le "board" de la bourse de Casablnca, je peux lui expliquer la domination des SIHER/SNI/ONA et intérêts du Palais sur la totalité de la Bourse de Casablanca...

Toutes les denrées alimentaires de premières nécessités soit disant subventionnées, au profit des consommateurs marocains-es, tombent dans les escarcelles de SIGER/SNI/ONA et sous_holding's

A partir de là, nous pouvons comprendre que la majorité des entreprises marocaines sont d'essence familiales et à la limite des TPE et PME/PMI (au sens micro par rapport aux consorts européennes) et meix des entreprises de sous traitance pour la plupart. Non pas par manque de pontialités de recherche et développement et donc d'innovation mais pour de nombreux chefs d'entreprises marocains, le lien d'interdépendance avec les donneurs d'ordre étrangers est voulu, recherché et cultivé ... parce qu'ils n'ont aucune confiance dans le fonctionnement de l'espace entrpreunarial marocain

L'espace royal contrôle tout... de A à Z à travers toutes les banques

Pire, les "têtes à claques" s'occupant des intérêts du Roi se mélangent les "pinceux" entre les intérêts du Maroc (Interdépendance avant mondialisation et le reste) obligent d'autres hommes d'influences à perdre un temps fou à démêler le toile d'araignée à laquelles Les Marocains ne connaissent rien et pourtant c'est de leurs intérêts qu'ils s'agit et qui se en jeu avant même leur réveil chaque matin
Le Maroc est atomisé par le pouvoir économique et financier

Le Maroc libéral n'a jamais été aussi plus féodal qu'aujourd'hui...

Ali AIJJOU
P.S.: Le Jour où Le Marocain de base saura lire la loi de finances et celles rectificatives et manipluler les données qui filtrent des grandes banques de données commerciales, éconmiques et financières du Maroc...DECIDERONT de leurs sorts en toute connaissance de causes, moyens, obligations et devoirs
J'aimerai voir quelques courageux marocains consacrer un peu de temps aux finaces publiques depuis 1906 à ce jour, et nous comprenderons que Le Maroc n'est pas aussi pauvre que ça et sans petrole (s'entend). D'ailleurs et que soit dit en passant Le Maroc a été un petit producteur de petrole (au profit de qui?)

Ali AIJJOU


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