Publié le 01.05.2006 | 21h26
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Lorsque le bon sens ne suffit pas, alors dire sa réprobation devient une nécessité et un acte citoyen. A l’approche de chaque échéance électorale en France la question de l’immigration s’invite et s’installe avec le lot habituel de mauvaise foi et autres instrumentalisations. Elle devient le lieu commun pour déverser ce qu’il y a de vil ou d’abject : le rejet, l’égoïsme et la xénophobie.
Et si l’immigration exerçait aussi son droit de retrait ?Non seulement il n’est pas juste de se servir de l’immigration et de la vie des immigrés, tantôt comme épouvantail et tantôt comme souffre douleur de tous les maux de la société française ; mais on ne ferait pas mieux pour attiser ces mêmes réflexes contre les ressortissants français eux-mêmes ailleurs. Polariser le choix du destin politique ou le projet de société du pays sur cette question relève de l’escroquerie politique et de la captation indue des souffrances de nos concitoyens en France bien réelles mais dans lesquelles l’immigration n’est pour rien.

Aussi et partant de l’engagement sincère des militants soucieux d’attirer l’attention sur les questions de l’immigration en de telles occasions. Je ferais simplement observer que l’expérience a déjà démontré qu’l y avait rien à attendre des promesses électorales et autres manifestations compassionnelles vides de toute action qui mérite mention. C’est dans la durée et dans la continuité que les problèmes, les difficultés, les injustices ou les inégalités doivent trouver leur résorption. Et il va sans dire que l’efficacité dans ce sens ne saurait être une approbation de principe sans contrôle de tout ce qui se dit mais une extrême précision dans le descriptif des difficultés que rencontrent les gens.

Concernant les personnes âgées et dans un propos que je limite à l’exemple de l’immigration marocaine, voici ce qui me semble constituer les difficultés principales du moment, libre à chacun de les enrichir par sa propre pratique ou expérience ou avec les similitudes que l’on pourrait trouver concernant d’autres personnes âgées d’autres nationalités. Les réalités migratoires aujourd’hui et partant de cette seule tranche de la population immigrée ne sont plus identiques, ni dans leurs formes et modalités de présence, ni dans leur rapport aux pays d’origine et moins encore dans leurs perspectives au sujet d’un retour définitif ou non, d’une présence intermittente ou d’une fixation totale dans l’hexagone. Tout ceci doit être pris en compte pour une plus grande lisibilité des difficultés des gens et pour une pertinence dans les axes de revendications.

Annoncer d’emblée à leur sujet une retraite ou une fin de carrière professionnelle problématiques peut paraître inexact. Certes, les immigrés comme les français arrivés à la retraite peuvent accéder à leur retraite et disposer des revenus afférents à celle-ci. Cet accès aux avantages du droit commun français n’est pas mis en cause. Ce sont cependant la mise en pratique dans l’accès à ce droit, les difficultés inhérentes à la gestion des carrières et au recouvrement des droits et la situation souvent désavantageuse des immigrés dans l’ensemble des politiques sociales de solidarité destinées aux personnes âgée à faibles ressources qui retiennent l’attention.
Certaines difficultés rencontrées sont d’ordre administratif, liées à la reconstitution des carrières et à la liquidation des pensions retraite. D’autres dysfonctionnements constatés sont relatifs à l’accès à des prestations vieillesse de solidarité, non contributives et soumises à des conditions diverses dont les plus importantes sont les conditions de nationalité, de territorialité et durée de résidence en France.


La reconstitution des carrières
A un public majoritairement analphabète et peu rompu aux rouages administratifs des difficultés à la hauteur de son handicap. Telles difficultés qui sont encore perceptibles :

* Au sujet de l’établissement ou de la concordance d’éléments d’état civil en rapport avec des patronymes qui varient parfois d’un document d’état civil à un autre ;

* Des dates de naissance qui sont souvent d’une grande approximation parce que l’état civil est bien antérieur à la naissance dans de nombreux cas et qu’il s’agit là de questions juridiques, que ni les juridictions françaises, ni les administrations hexagonales ne sont habilités à résoudre.

* Mieux encore ou pire, dans certains cas les documents produits sont frappés de nullité de par leur « caractère artisanal » ou parce qu’établis dans une langue étrangère et donc inaccessibles aux agents des services administratifs.

* Nous avons tous en mémoire la situation complexe dans laquelle se sont retrouvés certains travailleurs immigrés marocains justement, particulièrement dans les secteurs minier et du bâtiment, qui étaient trop vieux biologiquement pour être encore des actifs, mais trop jeunes encore au regard de la légalité (de l’état-civil) pour prétendre à la liquidation de leurs pensions. Telle difficulté qui avait revêtue un caractère particulier au moment des départs/mises aux rebuts massifs des salariés dans les années 80.

* L’essor économique d’une certaine époque en France, celle du plein emploi était aussi une période de tentation où l’on changeait de secteur d’activité au gré de l’embauche et des « petits plus » qu’on pouvait toujours avoir. Mais une mobilité professionnelle qui n’était pas toujours sans risque aussi et certains s’en sont aperçus à leur dépend en fin de carrière, lorsqu’ils étaient dans l’impossibilité ou l’incapacité de justifier des années de labeur ou des périodes d’activités, par absence de justificatifs attestant de leur exercice professionnel.

* Enfin, dans certains cas les pensions seront nécessairement faibles et imputées. Elles le sont devant l’impossibilité de valider et de faire valoir les périodes d’activités dans le pays d’origine.
A tout ceci, il faudrait ajouter que si les retraites sont forcément faibles, c’est parce qu’il s’agissait souvent de travail et de travailleurs non qualifiés et par conséquent de bas salaires pris en compte dans le calcul des pensions de retraite.

Les prestations non contributives
C’est seulement depuis 1998 et par des recours divers devant les juridictions françaises et européennes que la condition de nationalité n’est plus exigible pour l’accès à des prestations venant souvent compléter un revenu faible (loi Reseda du 11 mai 1998). Reste à signaler que ces prestations sont conditionnées par la situation administrative (être titulaire d’un titre de séjour) et par la régularité du séjour en France (une présence ininterrompue si ce n’est sous des conditions aussi). Des difficultés substantielles sont à signaler dans ce prolongement comme les lenteurs subies dans la régularisation des situations lorsqu’il faut produire un document d’état-civil (par exemple le certificat de vie ou de résidence du conjoint au pays) délivrés seulement dans le pays d’origine.
A ceci s’ajoute le fait que ces prestations ne sont aucunement exportables et qu’elles exigent la résidence du demandeur/bénéficiaire sur le territoire métropolitain.

Enfin, reste à signaler que si l’esprit de la loi n’est pas/n’est plus discriminatoire serait-ce au prix de « correctifs juridiques » venus rétablir une équité dans l’accès à ces prestations, les difficultés qui subsistent résultent de l’interprétation de la loi et des exigences administratives annexes des établissements publics prestataires. Des exigences extrêmement variables dont la logique et la cohérence ne sont souvent compréhensibles que de ceux qui les annoncent ou disent s’en tenir dans leur application au strict respect de la loi.

Une population âgée immigrée est particulièrement exposée à ces difficultés et nous en comptons un nombre non négligeable pour le Maroc : ce sont ces personnes qui sont ici et ailleurs à la fois, mais ni totalement ici, ni totalement ailleurs. « Transitaires », « célibataires » ou encore « navettes » comme disent certains à leur sujet. Des vieux en transhumance perpétuelle jusqu’au terme de leurs vieux jours.

C’est peut-être à la lumière de la situation de cette population singulière que les inconvénients des plus récentes décisions administratives méritent examen :
Concernant le titre spécial pour les retraités (la carte retraité) qui s’adresse aux immigrés titulaires d’un titre de séjour, d’une pension vieillesse contributive et qui établissent leur résidence hors de France, les facilités que ce titre apportait : Renouvellement de plein droit, circulation sans obligation de visa, ne peuvent laisser ignorer les contraintes ou les restrictions que peuvent constituent :

• Ne plus pouvoir séjourner en France plus de douze mois, renoncer aux prestations non contributives, à l‘aide au logement et aux remboursements des soins.

• A signaler toutefois que les prestations de l’assurance maladie ne sont ouvertes au titulaire de cette carte et à son conjoint en séjour temporaire en France que sous d’autres conditions également.
Tout ceci mérite une clarification et surtout une simplification. Plus globalement, encore on ne dira pas assez le besoin d’une harmonisation qui s’impose, dans ce domaine des retraites, de la protection sociale et de l’accès aux droits entre les différents mécanismes juridiques et administratifs qui se trouvent engagés par des décisions juridictionnelles françaises, les textes de lois en cours, les décisions des juridictions européennes et les conventions bilatérales, en l’occurrence ici la convention franco-marocaine de sécurité sociale.

Et au fond n’est-il pas possible d’envisager que l’immigration puisse exercer elle aussi son droit de retrait d’un climat délétère ?

NB : Droit de retrait : se retirer d’une situation dangereuse ou contenant un danger imminent.

Omar Samaoli - Gérontologue
Copyright Yabiladi.com
mich
19 Sept 2006, 15:50
Bien écrit Midal .mais je voudrais te dire qu'il n'y a pas que la france des lumières et des magazines.
Viens voir un peu en Normandie le fin fonds de la campagne , maisons sans comfort, en 1950 , ici dans la manche pays du debarquement, l'eau au puits!
cheminée à bois et chaudron , wc en bois dans le fond du jardin qui ont perduré et perdurent chez nos vieux. preuves si tu veux.
Aussi , les retraites idem ,
certains embauchés sans déclarations aux caisses , français ou Marocains ou algeriens Tunisiens , turques, donc manque d'annuités , ste disparues,
même des français dans ce cas
qui toucheront presque walou ,parce que cette époque fonctionnait de la sorte , rien n'était réglé des deux bords, c'était un grand souk, regrettable aujourdhui, sauf pour ceux des multinationales comme renault,citroen ect..
Le bâtiment a été une cata , et aussi , il y a 10ans , le travail des coquillages , etait payé de la mano a mano
donc tous ces gens sont sans
passé comptable.
Avec le trvail qui démarre de plus en plus tard, et se termine de plus en plus vite , car à 45 vous êtes déconnecté (merci la solidarité)il faudra bien revoir la taxation des vieux !! c'est sûr.
a plus .

Omar laghrib
17 Août 2006, 18:12
Bonjour l’ami qui n’aime pas le blabla….mais qui fait tout de même une tartine pour ne pas dire un tagine. Vous avez failli nous faire le coup de vous, vous ne savez rien je vais vous dire moi….
On va garder le sourire c’est important. Ce que vous racontez c’est un témoignage et c’est bien que les gens puissent témoigner sur leur vie et sur la vie de leurs parents parce que nous n’avons pas beaucoup de témoignages comme ceux-là et comme ceci est vécu de l’intérieur c’est plus intime, plus direct et je ne dirais pas que c’est du blabla…Bref tout ceci aide pour être au plus près dans la description de la vie des gens, des difficultés qu’ils rencontrent et de leurs souhaits ou leurs aspirations. Continuez à vous occupez de vos parents vous avez du mérite. Je m’arrête au niveau de la vieillesse parce que le reste ne m’est pas adressé directement.
Salutations.
midal
21 Jul 2006, 23:34
salam !
bla bla bla.............
bon discourt mais qui s'adresse à des juristes ou spécialistes de l'immigration pour faire plus simple je suis fils d'un immigré marocain berbére musulman et mon pére est arrivé en france dans les mines du nord en 1959 et ma mére la rejoint en 1966 dans un hiver du nord pas de calais au temps ou la neige nous arrivée au genoux et nous n'avions ni télé ni chauffage ni salle de bain sans en somme tous les acquis obtenu par le travail d'esclave de ces personnes agées que vous décrivez bien en langage de gerontologie que moi meme diplômé supérieur j'ai parfois du mal a suivre mais bref votre travail est quand même louable dans le sens que quelqu'un pense à ces personnes agées et analyse cette population.
mais il faut etre plus terre à terre ou allez plus loin dans votre article.Moi je pense et je peux me tromper que c'est au Maroc à qui il faut demander de revoir sa copie car ces milliers d'expatriés par l'espoir d'une vie meilleur pour eux et leurs familles au pays du tagine, n'ont jamais reçu en retour les deux part du gateau obtenu par leur travail leur patience leur devoir de citoyen marocain leur amour du pays leur devoir d'ouvriers leur devoir de parents de famille nombreuse, en tenant d'une main leur épouse et de l'autre leur rêve qu'il esperez tous un jour se réaliser. ces deux part sont l'une le retour sur d'intêrets sur les milliards de francs et d'euros accumulé par les banques marocaines depuis 1960/70/80/90/00 50 fois le montant des devises annuelles de ces gens vieux "usé comme leur tapis de prière" et la deuxiéme part est la mise au monde d'une élite ou d'une population occidentale qui un jour pésera un poid trés fort sur la géopolitique entre le nord et le sud. ces deux apports doivent etre reconnu part les autorités maocaine l'une financiére l'autre sociale ce n'est pas en épluchent le droit francais ou européen ou américain que nous allons obtenir un quelconque mécanisme juridique les conventions bi tri quadrilatérales ne s'appliquent qu'au gens informés et jeunes qui ont le temps de voir venir.
1-chaque citoyen a droit a un retour sur investissement des banques et stés immobiliéres qui se disent aujoud'hui fondateur d'un maroc nouveau avec des corniches des hotels des autoroutes des projets plein les coffres de 4x4 étudiés sur la terrasse d'une villa en bord de mer et qui n'a pu etre possible sans ses vieux qui se réveil à 4h du mat et rentre à 14h et font des heures sup pour se payer un petit lopin de terre pour y etre enterré un jour inchallah. j'en pleur car la réalité est autres le lopin de terre est en ruine les jambes ne pemettent plus de le fouler, ont lui dit même que l'amicale marocaine a obtenu un terrain auprés de la mairie pour enterrer les morts en france et le comble les enfants pour qui ils ont veillés a une éducation scolaire, religieuse sans oublier la chanson de la marche verte "el massira khadara ....." ses enfants sont selon les cas comme des ballons gonflé par un air du bled et lachés dans les cieux de pays ou ils n'ont pas d'attache profonde c'est à celui qui s'envolera plus haut et le plus loin en évitant d'etre perdu à jamais par ces vieux qui un jour perdront la vue ou les perdront de vue. oh ! que votre discourt est loin de la réalité nous épérer de personne d'aider ces vieux et ces vielles méres qui un elles aussi seront seules avec comme seule consolation de rejoindre le vrais paradis auprés de leurs chers et tendre époux, car cette aventure de l'immigration n'en valé pas la peine car ces vieux ne sont pas partient à cause d'une vie misérable non ils ont laissé derriére eux du miel du safran des olives des fruits de l'eau de source ect tous ce que le sens de la famille peut vouloir dire pour nous les gens du sud ! oui à une carte vermeille pour les vieux oui a une exonération totale de taxe pour les véhicules que ces vieux ramenent au bled oui à un ministére des personnes agées avec une cellule spéciale pour les anciens immigrés qui ont une double résidence oui à la reconnaissance d'une aide calculé sur les montants envoyé à la banque du cheval ou derniérement à la wafwaf ? "une anecdote une année mon pére a envoyé un chéque d'une sommes trés importante à la waf de casa pendant des années les agences ont par un jeu d'écriture utilisé ce versement en disant à mon pére n'avoir jamais reçu ce montant que le versement été bien identifié mais en crédit et en débit pendant un mois j'ai été baloté de l'agence au siége à la vue de notre opstination ils nous ont confirmé que l'ecriture était régularisé à notre retour en france le relevé de compte ne présenté pas la sommes versé sur le compte à la waf de lille...2 ans d'expoitation 2 ans pour récuperer l'argent de ces vieux que nous appelerons navette d'argent pour le compte de financiers qui ne vous fairez même pas le dons d'un dirham dans la rue. je pourrais rédiger de multiples cas d'abus de biens d'autrui comdanable par le "droit" le fameux dahir du l'an 1xxx n°xyz.
je pourrais aussi ecrire sur la balance entre le maroc et ses ressortissant (sorties) sur le plan économique mais restont terre à terre et je n'ai pas voulu etre negatif mais réaliste et ouvrir une fenetre sur l'horizon de nos vieux car ils à l'aube de leurs parcours sur cette terre certains sont déja partie au delà "ina li allah ina li rajihoun" que vont t ils laisser derriere eux et que leurs proposons nous pour les accompagner dans leurs derniére demeure "un festival à casa, lala elharrousssa, casting star, une vie meilleure en 2010, arretons nous un peu de fuire le passer qui un jour va nous rejoindre et faisons comme vous avez essayé de le faire un zoom sur cette catégorie sociale a qui nous devons 5 à 6 milliard dh sur la balance du maroc par an.
salam !
nb corriger les fautes svp
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