22.02.2006 | 11h25
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Le contraste saisissant entre les ambitions mondialistes et la réalité des terrains de football dans notre pays n’a pas l’air d’émouvoir les responsables marocains. Au lendemain du retour en catimini du Caire, la fédération a tenu sa réunion d’évaluation avec le nouvel entraîneur. A la sortie rien à se mettre sous la dent pour les journalistes présents, même pas une démission, encore moins un limogeage ! Bref rien à signaler, au pays des merveilles tout baigne. « Les passages à vide arrivent aux meilleurs, tenez, la France a fait comme nous lors du mondial 2002 » s’exclame un responsable fédéral, trop content de son argument, il se montre offensif, presque agressif. Monsieur le responsable semble ignorer la réalité douloureuse du football marocain. Clubs à l’agonie exception faites de trois ou quatre, les caisses sont vides, les stades ressemblent plus à un champ de fantasia, le football national n’est plus capable de produire des joueurs de la pointure de Dolmi ou Timoumi, et ce depuis belle lurette. L’ossature de l’équipe nationale est formée en Europe sûrement pas grâce à l’argent de notre fédération. Le Maroc n’a pas remporté de titre depuis 30 ans, il a brillé une seule fois au mondial 1986 avec la génération Timoumi. Le bilan donc est largement désastreux. Certains internautes vont droit au but –chemin difficile pour les lions de l’atlas- et pose les termes du vrai débat qui devrait animer les couloirs de notre fédération. El Aakel (le sage) délivre sa vision « personnellement je l'expliquerai par le fait que le temps et les choses évoluent trop vite, mais nos mentalité de bouchkara, ne suivent pas cette évolution. Aussi il fut un temps, où des gens comme Awzal , Benslimane ....étaient crédibles pour diriger la FRMF, mais maintenant leur temps est révolu. Il nous faut des cadres qui proposent un mix jeunes et gens d'expérience, dont les mission au sein de la FRMF sont bien définies. Le foot aujourd'hui est devenu un champ politique où chaque pays mets en place ce qui lui permet de se vendre au mieux aux instances internationales. Nous, on a qui pour défendre notre pays devant la FIFA ? Qui a la posture, les contacts, et le poids qui peut basculer des décisions de la FIFA à notre faveur. Il faut qu'on sache mettre le gens convenables aux postes sensibles au sein de la FRMF ».